Géorgie : des policiers sanctionnés suite aux manifestations de l'opposition de mai 2011
2011-08-04

A) Le 28 juillet 2011, l'ambassade de Géorgie en France diffuse l'information ci-dessous, provenant d'Associated Press

:

Quatre policiers licenciés pour avoir enfreint les procédures lors des manifestations de mai (1).

Le ministère de l'Intérieur a licencié quatre policiers ayant enfreint leur code de conduite lors des manifestations de l'opposition en mai.

Les policiers ont été démis de leurs fonctions à la suite d'une enquête interne sur l'action des forces de l'ordre, qui ont dispersé une manifestation violente après l'expiration du permis de manifester.

Un employé du ministère a également été rétrogradé, et 11 autres officiers de police ont reçu des blâmes.

Le Défenseur des droits de la République a salué la réaction du ministère, estimant que les sanctions étaient "importantes" et qu'elles constituaient "un pas en avant".


B) Antérieurement, le 22 juillet 2011, le Commissaire à l'élargissement de l'Union européenne, Stefan Füle, avait déclaré à Batoumi, lors d'une conférence internationale

:

"Ce qui est arrivé à Tbilissi durant la manifestation de protestation ne doit jamais arriver à nouveau."

" Je sais que des investigations sur ces évènements ont été menées mais je crois que des investigations supplémentaires sont nécessaires afin de s'assurer que l'usage excessif de la force et les pertes de vies humaines seront comptabilisées auprès des responsables au cas éventuel où elles relèveraient d'une mauvaise manière de procéder".

C) Antérieurement, le 15 juillet 2011, Civil Ge avait publié les informations ci-dessous

,

Suite à l'enquête interne demandée par le Procureur de la République, à l'examen des photos et des vidéos disponibles, aux remarques du Défenseur public (2), des organisation des droits de l'hommes et des médias :

- quatre policiers ont été licenciés pour violation du code disciplinaire,

- un employé du ministère de l'Intérieur rétrogradé dans ses responsabilités,

- trois employés sévèrement réprimandés,

- huit employés réprimandés.

Civil Ge avait également indiqué que dans un rapport écrit, le Défenseur public avait estimé que ces sanctions étaient "importantes, mais non suffisantes", qu'il fallait enquêter sur "les cas de maltraitances et de passages à tabac après arrestation".

Notes

:

(1) Voir

[URL : 3324]



(2) Le Défenseur public, actuellement Giorgi Tugushi, est une sorte "d'Ombudsman", défenseur des droits des citoyens, indépendant des ministères de l'Intérieur et de la Justice, rendant compte au Président et au Parlement.