Géorgie et France : le guitariste fusion / électro Irakli Khutsichvili, dit Irakli K.
2013-11-13

Une jeunesse en Géorgie



Irakli Khutsichvili est né à Tbilissi en 1976.

En 1992, il commence à jouer de la guitare sur le conseil de son frère. Il est influencé par la musique pop / rock, les Beatles, Led Zeppelin et Pink Floyd.

Un peu plus tard, il s'immerge dans le jazz, John McLaughlin, Chick Coréa et Jo Zawinul.

En 1996, lors d'un festival à Tbilissi, avec son groupe "Zumba" (1), il a son premier contact avec la scène : le groupe est primé meilleur groupe de jazz de l'année et il est primé meilleur guitariste de l'année (prix des "Cordes d'Or", cordes qu'il utilisera plus tard pour jouer sur sa guitare tant la situation économique est difficile !).

L'émigration vers la France



En 1998, il arrive en France, à Paris, puis en Bretagne.

Il s'essaie au métissage, mêlant l'harmonie et la musique traditionnelles géorgiennes au jazz.

En 2002, il se produit en ouverture d'un concert de la chanteuse brésilienne Tania Maria, à Calvi.

En 2004, il initie une collaboration avec la chanteuse géorgienne Nino Katamadze pour qui il compose huit morceaux. Il donne un concert au Philarmonia de Tbilissi.

En 2005, il participe à une tournée en Russie en première partie de Richard Bona et collabore avec le Groupe toulousain de Jazz méditerranéen (2).

En 2006, il intègre la formation "Yaki" de Jacky Desveronnieres (batterie et percussion).

Il donne naissance au projet "Tbilissi", en intégrant sons éléctros et samplers aprés avoir écouté Eric Truffaz.

Il se produit dans différents concerts, dont à La Noria (Toulouse) où Gia Bejuashvili (flûte traversière, tchongouri et salamouri, chant), ancien du groupe "Zumba", exilé en Pologne, Olivier Nebout et Jacky Desveronnieres le rejoignent.

En janvier 2007, il se produit à Graulhet aux côtés de Jacky Desveronnieres et de Stéphane Bardad (guitare basse et basse fretless).

En juin, il conduit une première tournée internationale de "Tbilissi" au Festival de jazz de Varsovie, aux côtés de Gia Bejuashvili, Jacques Desveronnieres et Stéphane Bardad.

En juillet, il se produit au 48ème festival de rue de Mende.

En novembre, il enregistre l'album "

Tsangala

" (3) avec Jacky Desveronnieres (batterie, percussions).

En 2008, il se produit dans plusieurs concerts, en quartet, avec Stéphane Bardad, Jacques Desveronnieres et Frédéric Truet (flûte traversière, doudouki et salamouri), dont à la Mounède (Toulouse), en février où est enregistré live l'album "

Tbiliss

" (4).

En 2010, il se produit en concert avec Frédéric Truet, Christophe Ricard (contrebasse) et Stéphane Minana-Ripoll (batterie), dont au "Baiser sâlé", à Paris, en mai.

En 2011, il programme une série de concerts, dont à Graulhet (septembre), au "Satellit Café" à Paris (novembre).

Selon PlanConcert.Com



"Irakli K. est le jazz. C'est une longue et grande histoire qui vient de loin. De Géorgie (pays natal de l'artiste). Le jazz pour Irakli K. c'est comme une seconde peau. Il ne cesse de créer, d'inventer et de réinventer des sons, des histoires … elles aussi venues de loin. Il définit sa musique comme une sorte de cinéma sans image. Et sa musique, une histoire par laquelle il transmet des émotions. Le jazz d'Irakli K. est en fait tout ça et plus . C'est un univers particulier où les sonorités jazz, blues, côtoient les sons électros, où les musiques traditionnelles se mêlent aux nouvelles créations. L'electro jazz d'Irakli K. est en fait un film de Sean Penn, Jim Jarmusch, Tim Burton ou Clint Eastwood. Une musique qui crée un univers particulier, aux senteurs exotiques, aux images irréelles.

Irakli K. est l'un des nouveaux créateurs du jazz moderne et innovant à l'instar de Jan Garbarek. Une guitare, celle d'Irakli K. Un jeu exceptionnel et des sensations percutantes. Une volonté d'évasion.Irakli K. un artiste à découvrir !
"

Notes



(1) L'enregistrement, d'une autre époque technique, celle de l'immédiat post-soviétisme en Géorgie, du groupe "Zumba" a le mérite de permettre de mesurer les talents en herbe ... et le chemin parcouru depuis !

[URL : http://www.youtube.com/watch?v=bOvSoz4TZf8]

(2) [URL : http://www.info-groupe.com/lanoria/]

(3) L'album "

Tsangala

" propose le titre "tsangala", danse populaire géorgienne "la fillette Tsangala", interprétée ici avec partition vocale et partition pour les percussions et les cordes.

[URL : http://www.yaki-music.com/]

(4) L'album "

Tbiliss

" imbrique les mélodies orientales des quartiers de l'antique Tiflis (titres "tbilissi" et "gideli") et la césure des rythmes afro-américains du Bronx (titres "doli" et "magic". Il témoigne de la naissance d'une culture musicale que les intégristes d'Hamlet Gonashvili et d'Art Blakey n'apprécieront peut-être pas toujours, mais qui préfigure celle des décennies à venir.

Sources multiples, dont "Artistes, l'oeilécoute"