"Pharmaciens sans frontières" quitte la Moldavie (2002)
2013-11-12

A la fin du mois de mars 2002, la mission PHARMACIENS SANS FRONTIERES en Moldavie
devra quitter le pays, faute de subvention.



A moins de 2 heures d'avion de Paris, les Moldaves survivent dans des conditions de pauvreté intolérables.

La situation économique de la Moldavie n'a fait que de s'aggraver ces dix dernières années. L'indice de développement humain classe la Moldavie au 104ème rang sur 174 pays, (l'Albanie est au 94ème rang). Plus de la moitié des 4.3 millions de Moldaves n'a pas accès aux soins médicaux de base.
Or, contrairement à beaucoup d'autres pays pauvres, il y a peu de solidarité familiale et les plus faibles sont abandonnés dans des institutions.
Depuis plusieurs années, ces institutions ne sont plus financées par le gouvernement et sont totalement délaissées.

Les hôpitaux et les orphelinats n'ont plus de chauffage ni de téléphone, les équipements sont vétustes, il n'y a pas de médicaments autres que ceux provenant des organisations humanitaires. Le salaire des médecins n'est pas versé, les orphelins ont de graves problèmes de dénutrition.

Pharmaciens Sans Frontière en Moldavie, un soutien indispensable à la survie de beaucoup de cette population abandonnée.



Depuis 1999 et grâce aux subventions de la communauté européenne, PHARMACIENS SANS FRONTIERES COMITE INTERNATIONAL a ouvert une mission à Chisinau, la capitale de la Moldavie.

Cette mission effectue un travail suivi et efficace auprès des établissements sanitaires moldaves.
- Elle organise l'approvisionnement et la distribution gratuite de produits de re-nutrition et de médicaments Essentiels dans les institutions médicalisés pour enfants,
- Elle forme des pharmaciens et des pédiatres à la bonne utilisation des médicaments distribués.

Deux expatriés sont sur place en permanence et emploient 15 Moldaves à temps plein. De plus, des pédiatres français viennent bénévolement de France 10 jours pas mois.

Dans ce pays le plus pauvre d'Europe, beaucoup d'enfants abandonnés vivent dans des conditions inacceptables, la croissance du nombre de séropositifs en 2000 est de 55%. Depuis le début de la pandémie, jamais un tel taux n'avait été enregistré dans le monde.

Les subventions nécessaires pour poursuivre pendant 12 mois cette mission sont de
300.000 Euros. Cette mission fermera dans quelques jours sauf si des subventions privées viennent prendre le relais. Le seul espoir pour poursuivre cette mission est l'intervention rapide d'un mécène privé.
Des photos, cassettes vidéo et autres documents sont disponibles sur demande.

PHARMACIENS SANS FRONTIERES CI
4 voie militaire des gravanches - CCP 1400D- 63100 Clermont-Ferrand

(Communiqué de Presse, mars 2002)