Association géorgienne en France : communiqué au sujet d'un article du journal Le Figaro (ballet Moïsseïev) (décembre 2011)
2012-12-06

Les membres de la communauté géorgienne en France, que nous représentons, ont été profondément choqués par l'article consacré au ballet Igor Moïsseïev paru dans le Figaro du 10 et du 11 décembre 2011.

Dans cet article, le responsable du ballet, Vladimir Ozeriantsky, "récupère", au profit de la Russie, des danses et des traditions issues de pays indépendants et plus particulièrement de la Géorgie, le tout enrobé dans une rhétorique "grand russe" qui, plus de 20 ans après l'éclatement de l'URSS, perdure toujours.

Sans compter de nombreuses contre vérités :

- il est faux de dire que : "Les nationalités qui composaient l'ex-URSS ont perdu leur tradition". En Géorgie (mais aussi en Arménie, en Ukraine, ... etc.) plusieurs dizaines de troupes font revivre quotidiennement le folklore géorgien -le groupe "Georgien Legend" qui fqit régulièrement des tournées triomphales en Europe en est un des nombreux exemples ...

- "la danse Khoroumi est une danse du sud de la Russie" : faux, c'est une des plus vieille danse de la Géorgie, personne ne l'a jamais contesté.

- Enfin, lorsque M. Ozerriantsky affirme que : 3rien n'a eu raison du ballet Moïsseïev, ni l'éclatement de l'URSS, ni le problème des nationalités qui déchirent régulièrement le pays", il apparaît comme le représentant d'une Russie qui, à défaut de s'approprier la totalité du territoire de la Géorgie, tente insidieusement de s'annexer son folklore, un folklore qui vit, se développe et s'exporte tout seul, sans avoir besoin d'un "grand frère russe".

Ariane Bavalier, qui signe cet article, s'est fait abuser par son interlocuteur.

Nous demandons que cette lettre soit portée à la connaissance de vos lecteurs.


Pour l'Association géorgienne en France : Othar Zourabichvili, président, Georges Sardjvéladzé, vice-président

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