Géorgie, France, Géorgie et France : Thorniké Gordadzé, universitaire, ancien ministre d'Etat
2013-12-11

Thorniké Gordadzé est né à Koutaïssi, en Géorgie occidentale en 1976.

Une enfance en Géorgie



Il approche la langue française par l'une de ses grand-mères et l'étudie ensuite au lycée.

En 1992, lorsque la guerre civile éclate en Géorgie, il est envoyé à Nantes chez des amis de la famille.

Une adolescence, une vie d'étudiant et d'universitaire en France



Après son baccalauréat au lycée Clémenceau, il intègre l'Institut d'études politiques de Bordeaux et en sort diplômé en 1996.

En 1997, il est diplômé de Sciences Po Paris.

En 1999, il publie un ouvrage avec Claire Mouradian « L'Etat et la Nation transcaucasienne » à la Documentation française et commence à publier des articles dans différentes revues (dont « La Vie en Géorgie » et « Caucase International » produits en français, par des journalistes français résidant à Tbilissi).

En 2001, il prend la nationalité française.

Une parenthèse aux Etats-Unis



En 2002 / 2003, il est chercheur associé à l'Université de Yale aux Etats-Unis.

La Révolution des Roses vue de France



Après la Révolution des Roses, il est d'une grande prudence sur le plan politique : il refuse de s'engager publiquement et reste dans son rôle d'universitaire animateur de « think/ thank ».

Ainsi en novembre 2004, avec la participation de la toute nouvelle ambassadrice géorgienne en France, Natia Djaparidzé, d'un ambassadeur de France, d'un sénateur français, d'un général français (promotion Amilakvari de l'Ecole supérieure militaire de Saint-Cyr), du président de l'Association géorgienne en France (et de quelques anciens présidents), il donne un cours de géopolitique sur la « nouvelle » Géorgie à plusieurs centaines de personnes issues de l'émigration géorgienne, à Leuville-sur-Orge, lieu mythique d'exil de la « vieille » Géorgie en 1921.

Il est chargé de différents enseignements à Sciences Po Paris.

En 2004 / 2005, il collabore avec le Centre d'analyse et de prévision du ministère français des Affaires étrangères.

En 2006, il obtient son doctorat en sciences politiques à Sciences Po Paris.

En septembre, il rejoint l'Institut français des études anatoliennes (IFEA) et dirige le laboratoire du Caucase à Bakou.

En 2007, il devient chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales (CERI), à Paris

L'engagement politique auprès de Mikheïl Saakachvili



En juin 2010, il est nommé vice-ministre des Affaires étrangères de la Géorgie, en charge des négociations avec Bruxelles sur l'Accord d'association entre l'Union européenne et la Géorgie (Deep and Comprehensive Free Trade Area, DCFTA).

Liberté de circulation des capitaux, liberté de circulation des marchandises, liberté de circulation des hommes, le programme se négocie pas à pas. Selon la presse géorgienne, la perspective de signature d'accord affichée par la présidence géorgienne est passée de 2012 à 2015.

Le 24 août 2012, il est nommé ministre d'Etat chargé de l'intégration euro-atlantique.

Le 1er octobre, la majorité présidentielle, et législative sortante, le Mouvement national uni (MNU), perd les élections pour le Parlement. Il démissionne avec le gouvernement et expédie les affaires courantes jusqu'au 23 octobre, après un dernier round de négociations avec Bruxelles, conjointement avec son successeur.

En décembre, il cofonde l'Institut géorgien d'études stratégiques.

Le retour en France



En 2013, il rejoint à nouveau le CERI-Sciences Po Paris pour un projet sur les entités sécessionnistes et Etats auto-proclamés en Europe.

Portrait



[ ... Les voyages entre Tbilissi et Bruxelles ne suffisent pas. Unique francophone du gouvernement géorgien, il multiple les étapes : Paris (pour défendre les positions de la Géorgie au Quai d'Orsay et auprés de la presse, et intervenir lors de conférences à connotation géopolitique), Aubenas (pour saluer l'apport du cinéma géorgien à la construction de l'identité nationale), Leuville-sur-Orge (pour saluer l'espérance de retour à l'Etat géorgien de la résidence d'exil de la classe politique géorgienne en 1921), Montreux (pour honorer le statut d'observateur de la Géorgie auprés de l'Organisation internationale de la francophonie), Batoumi (pour obtenir le soutien des dirigeants du Parti populaire européen au Parlement de Strasbourg) ... et Saint-Germain-des-Prés (pour humer l'ambiance parisienne qu'il apprécie depuis qu'il y fut potache, le regard à la fois lointain afin de dissuader les badauds de le reconnaître et proche afin d'inviter son smartphone à se manifester ... ]

Note



Thorniké Gordadzé est membre de différentes sociétés, Central Eurasian Studies Society, Association for Study Of Nationalities, Association for the Study of Ethnicity and Nationalism.

Voir aussi



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