II) Les émigrations géorgiennes vers la France : dates clés, chiffres clés
2012-12-12

Deuxième partie du [->1099]

Des dates clés



Cinq émigrations politiques géorgiennes ont touché la France.

Le début du XXème siècle, et le régime du tsar Nicolas II, décident certains jeunes aristocrates et certains jeunes artistes à fuir vers l'Europe.

En 1921, l'entrée des armées de la Russie soviétique à Tbilissi déclenche une vague institutionnelle d'émigration vers la France, celle des hommes politiques qui ont fondé la Ière République de Géorgie, majorité et opposition.

En 1924, l'insurrection nationale contre le régime soviétique et la répression qui suit provoquent une troisième émigration.

Dans les années quarante, les avancées de l'armée allemande en URSS et la capture de prisonniers soviétiques mettent dans l'obligation toute une génération de jeunes Géorgiens à émigrer malgré eux.

Enfin, en 1992, un coup d'état militaire met fin aux fonctions du président Zviad Gamsakhourdia et entraîne une cinquième émigration.

A ces émigrations politiques, il convient d'ajouter l'émigration économique qui prend corps dans les années 90, avec la dégradation des conditions de vie dans tous les pays de l'ex-URSS et la plus grande perméabilité des frontières.

Des chiffres clés



Peu de chiffres fiables existent dans le domaine des émigrations géorgiennes en France, néanmoins elles se comptent en milliers et non en dizaines de milliers. En quinze années, de 1992 à 2007, la population de la Géorgie a diminué de 5,5 millions d'habitants à 4,4 millions d'habitants, par l'émigration de minorités ethniques, d'opposants politiques et de migrants économiques. Un million de Géorgiens travaille régulièrement à l'étranger. Chaque année, un milliard d'euros est envoyé vers la mère patrie. Au XXIe siècle, la France est devenue une terre d'émigration économique au même titre que les pays de l'ex-URSS, la Turquie, la Grèce et l'Allemagne, alors qu'elle était une terre d'émigration politique au XXe siècle.

Une émigration géorgienne hors contingent géorgien



Par ailleurs, un certain nombre de personnes d'ethnie géorgienne, ressortissants de l'Empire russe et plus tard de l'URSS, se sont rapprochées des émigrés russes en France, par affinité politique, culturelle ou familiale, ou par proximité géographique (peu d'autres Géorgiens étant présents dans leur entourage) : elles ont parfois russifié leur nom. Quelques-unes ont entretenu des relations avec la communauté géorgienne en France, la plupart ne l'a pas fait. Certaines d'entre elles reposent au sein du « carré russe » du cimetière communal de Sainte-Geneviève-des-Bois.

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