XII) Les émigrations géorgiennes vers la France : une quantification aléatoire
2013-12-03

Douzième partie du [->1099]

Entre 2004 et 2012, le nombre de ressortissant géorgiens résidant régulièrement en France a plus que doublé, passant de 2 800 à 6 000.

Voir :

- [URL : 1796]

- [URL : 5007]

Les immigrations politiques des années 1920 et 1940



Un premier segment de population est composé de la population issue des immigrations politiques des années 1920 et 1940, de nationalité française, soit quelques milliers. Ces dernières années ont vu la disparition des plus anciens d'entre eux, nés en Géorgie, avant l'époque soviétique.

De par leur nationalité française, ils ne peuvent être comptabilisés au titre de l'immigration.

Voir :

- [URL : 2146]

- [URL : 2056]

- [URL : 3116]

- [URL : 3417]

- [URL : 3737]

- [URL : 3736].

L'immigration politique des années 1990



Un deuxième segment est composé de la population immigrée dans les années 1990 pour raison de guerre civile à Tbilissi et pour raisons politiques, et partiellement francisée, soit moins d'un millier.

L'immigration "professionnelle"



Un troisième segment est composé de citoyens géorgiens régulièrement installés en France depuis les années 1990 pour raisons professionnelles : scientifiques, artistes, étudiants, diplomates, hommes d'affaires, etc, entre deux et trois milliers.

L'immigration relevant du droit d'asile depuis 2000



Le quatrième segment est composé de citoyens géorgiens immigrés en France depuis les années 2000, à qui l'OFPRA a accordé le statut de réfugiés politiques, un peu plus de deux milliers.

L'immigration clandestine



Le cinquième segment est constitué des populations immigrées clandestinement, pour raisons économiques.

L'appartenance à l'espace Schengen en rend aléatoire l'estimation ; si les filières d'entrée par l'Asie mineure vers la Grèce, la Pologne, l'Italie, voire l'Allemagne, sont connues, les déplacements réels y sont difficiles à localiser.

Un premier paramètre d'évaluation est constitué par le nombre de demandeurs d'asile ayant vu leur dossier refusé en France, une quinzaine de milliers en 20 ans : que sont ils devenus ?

Un deuxième paramètre est fourni par le nombre de visas rapides de retour délivrés par le Consulat de Géorgie lors de l'expulsion de citoyens géorgiens en situation irrégulière en France : au plus fort, il a été de 15 à 20 mensuellement en 2009, soit un maximum de quelques centaines de personnes chaque année.

Une hypothèse de 3 ou 4 000 citoyens géorgiens en situation irrégulière en France semble vraisemblable, en cohérence avec les hypothèses effectuées dans certains pays (la Suisse par exemple), mais nettement inférieure à celles effectuées pour d'autres pays (l'Allemagne, la Pologne et fort évidemment la Turquie et la Russie).


Les naturalisations



Le sixième segment est composé des personnes d'origine géorgienne et ayant acquis la nationalité française depuis 1990. Leur comptabilisation est statistiquement impossible : elle s'élève certainement à plusieurs centaines.

Un bilan global approchant les 10 000



Fin 2012, il est probable que le nombre de personnes de nationalité géorgienne, ou ayant porté la nationalité géorgienne (et parfois soviétique) -segments 2 à 6-, résidant sur le territoire français, en situation régulière ou non, approche les 10 000.



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