Géorgie, France et Géorgie : Hélène Akhvlédiani (1901-1975), peintre
2013-04-02

Hélène (Eléné) Akhvlédiani naît en 1901 en Géorgie, et expose très jeune, à 18 ans, pour la première fois.

En 1922, elle est admise à l'Ecole des Beaux Arts de Tbilissi.

L'exil provisoire



Malgré l'occupation de la Géorgie par les armées de la Russie soviétique, elle obtient l'autorisation de venir à Paris afin d'y développer son art.

Elle y retrouve David Kakabadzé (1889-1952) et Lado Goudiachvili (1896-1980) qui avaient guidé ses pas lors de sa première exposition.

Ses œuvres sont régulièrement exposées au Salon des Indépendants et au Salon d'Automne, en particulier ses paysages urbains : Paul Signac est l'un de ses premiers clients.

Elle se rend aussi en Italie.

Elle fréquente l'Académie de Collarossi où elle réalise des études de modèles nus, qui sont exposés à la Galerie « Les Quatre Chemins », à Paris.

En 1927, elle revient en Géorgie.

Le retour définitif



Les contraintes imposées par les autorités soviétiques l'obligent à se limiter progressivement aux arts appliqués, décors de théâtre en particulier.

Durant quelques années, elle affirme néanmoins sa différence en animant, chez elle, des réunions culturelles réunissant les artistes ayant fréquenté Paris durant les « Années folles », baptisées réunions du Groupe parisien, « Parizis Djoupi ».

Elle meurt le 30 décembre 1975, laissant dans les milieux artistiques géorgiens le souvenir d'un personnage légendaire.

Exposition posthume, à Paris



En 2008, de juin à octobre, quelques-unes de ses œuvres, prêtées par des collectionneurs privés français et géorgiens, sont exposées au Musée du Montparnasse, en partenariat avec le Musée des Beaux Arts de Tbilissi, dans le cadre de la saison culturelle de la Géorgie à l'étranger. Un catalogue est édité.

M.M.

Voir aussi

:

- [URL : 1863].