Géorgie: Davit Usupashvili, président du Parlement
2012-11-15

David Oussoupachvili

Davit Usupashvili est né le 5 Mars 1968, à Magharo, en Géorgie.

Les études



En 1992, il est diplômé de droit à l'Université de Tbilissi.

En 1999, il obtient un Master de politique de développement international à la Duke University aux Etats-Unis.

La carrière, ère Chévardnadzé



De 1992 à 1996, il enseigne à l'Université de Tbilissi.

De 1993 à 1995, il est membre de la Commission élaborant la Constitution de la République de Géorgie : ses positions sont plus favorables à un régime parlementaire qu'à un régime présidentiel.

En 1994, il est l'un des membres fondateurs de l'Association des jeunes juristes géorgiens (GYLA).

En 1999 et 2000, il dirige le bureau géorgien de AMEX.

En 2000 et 2001, il est secrétaire général du Groupe de travail anticorruption formé par le Président.

A partir de 2001, il est conseiller de l'ONG IRIS Georgia en charge de la mise en place du programme d'aide américain USAID.

En août 2002, il apparaît pour la première fois dans la sphère politique : il participe à la création d'un "Conseil de coordination" réunissant le "Parti national démocrate", le "Parti des Traditionnalistes" et le "Parti des Démocrates unis" (Zourab Jvania) et des personnalités diverses.

Une courte période avec Mikheîl Saakachvili



En novembre 2003, il se range du côté de la Révolution des Roses.

Huit années d'opposition



En mars 2004, pour les élections législatives, il s'oriente -avec le "Parti républicain"- vers l'opposition au président Saakachvili.

En 2005, il est élu leader du "Parti républicain", en remplacement de Davit Berdzenishvili en poste depuis 2000 (1).

En octobre 2007, il se rend aux Etats-Unis, Département d'Etat et think-thank Hudson notamment, sur la question de l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN.

En 2009, il s'allie -au sein de la coalition d'opposition "l'Alliance pour la Géorgie"- avec Irakli Alasania ("Notre Géorgie/Démocrates libres"), Davit Gamkrelidze ("Nouvelles Droites"), puis avec Salomé Zourabichvili ("La Voie de la Géorgie").

En 2011, il rejoint -avec la plupart de ses alliés- une nouvelle coalition d'opposition, "Le Rêve géorgien", dirigée par le milliardaire Bidzina Ivanishvili, en prévision des législatives.

En juin 2012, il rencontre Hilary Clinton en visite à Batoumi, sur la question de l'adhésion à l'OTAN et des avancées démocratiques en Géorgie.

La présidence du Parlement



Le 1er octobre, il est élu au Parlement avec 8 autres députés du "Parti républicain".

Le 21 octobre, il est élu président du Parlement, dans son nouveau siège, à Koutaîssi, par 88 voix (c'est-à-dire 3 voix de plus que la majorité appartenant au "Rêve géorgien") contre 0 (les autres parlementaires ne prenant pas part au vote).

Son épouse, Tina Khidasheli, député du "Rêve géorgien", est nommée présidente d'une Commission parlementaire chargée d'enquêter sur la mort de Zourab Jvania (2) et sur le meurtre de Sandro Girgvliani (3).

Notes



(1) Durant 7 années, le "Parti républicain" participe, parfois au sein de coalition, parfois seul, aux élections locales (12% à Tbilissi en 2006) et législatives (3,78% en 2008), toujours dans l'opposition : il pèse peu sur la vie politique géorgienne.

(2) Le Premier ministre, Zourab Jvania, est mort en 2005 d'une intoxication d'oxyde de carbone causée par un poêle défaillant. Cette version est contestée par la famille, notamment son frère Gogla, aujourd'hui député du "Rêve géorgien".

(3) Sandro Girgvliani, 28 ans, a été assassiné en 2006. Quatre officiers du ministère de l'Intérieur ont été condamnés dans cette affaire et mis en liberté provisoire en 2009. La Cour européenne des Droits de l'Homme a condamné le gouvernement géorgien en 2011 pour "instruction défaillante". Les médias géorgiens ont fait état d'un lien éventuel avec l'épouse de Vano Mérabichvili, ministre de l'Intérieur durant 8 années et Premier ministre quelques mois.



Voir aussi :

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