Géorgie : Maia Panjikidze, ministre des Affaires étrangères
2013-12-08

Maïa Pandjikidzé

Mme Maia Panjikidze est diplômée de l'Université d'Etat Javakhishili de Tbilissi et de l'Université Friedrich Schiller de Iéna en Allemagne, et docteur en philologie.

La carrière universitaire



De 1988 à 1994, elle est professeur de philologie, carrière qu'elle reprend en 2010 et 2011 à l'Université Guram Tavartkiladze.

Elle participe à la fondation et dirige un temps l'Union des professeurs d'allemand en Géorgie.

La carrière diplomatique



En 1994, elle rejoint le ministère des Affaires étrangères : du poste de Première secrétaire, elle accède à celui de vice-ministre.

En 2004, après la Révolution des Roses, elle est nommée ambassadeur en Allemagne.

En 2007, elle est nommée ambassadeur aux Pays Bas, pays d'origine de l'épouse du président Saakachvili.

En février 2010, elle perd son poste d'ambassadeur.

Elle expliquera plus tard que c'est parce qu'elle est la belle-sœur d'Irakli Alasania -ancien représentant de la Géorgie aux Nations unies et fondateur d'un parti d'opposition à la politique présidentielle « Notre Géorgie / Démocratie libre »-. Le ministère avancera une autre raison, l'inefficacité de l'ambassade après l'arrestation du chef de la chancellerie gouvernementale géorgienne, Davit Kereselidze, dans une boutique néerlandaise.

La carrière politique



En 2011, après l'entrée de « Notre Géorgie / Démocratie libre » dans la coalition « Le Rêve géorgien » dirigée par Bidzina Ivanishvili, elle devient porte parole de cette dernière.

Le 1er octobre 2012, « Le Rêve géorgien » gagne les élections législatives. Le 25 octobre, le Parlement vote la confiance au gouvernement Ivanishvili, dans lequel elle occupe le poste de ministre des Affaires étrangères. (1) et (2)

Le 26 octobre, Maïa Panjikidze déclare :

« La Russie occupe 20% du territoire géorgien ; la Russie est un pays occupant ; elle a deux ambassades -une à Tskhinvali une autre à Soukhoumi- et aussi longtemps qu'elles y resteront, les relations diplomatiques avec la Russie ne seront pas restaurées ».

Le 27 novembre 2013, elle prend position par voie de presse pour une association de la Géorgie à l'Union européenne (3).

Le 5 décembre 2013, elle rappelle les conditions préalables à tout rétablissement des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et la Géorgie, l'évacuation militaire russe de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, ainsi que l'abandon par Moscou de la reconnaissance des deux républiques sécessionnistes (4).

La femme



Germanophile, germanophone, elle s'inscrit dans une certaine tradition géorgienne qui, d'hommes d'Etat de la Ière République au président Chevardnadze, ont trouvé dans la culture allemande un contrepoids à la culture russe.

Elle parle également le russe, l'anglais et le néerlandais.

Elle a deux enfants.

En dix années, elle est la 3ème femme a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères de la Géorgie après Salomé Zourabichvili (28 mars 2004-19 octobre 2005) et Eka Tkéshélashvili (5 mai 2008-5 décembre 2008).

Notes



(1) Diplomate de carrière, elle s'entoure plus de vice-ministres expérimentés que de jeunes diplomates en devenir, comme Davit Zalkaliani (diplomate de carrière ayant lui aussi démissionné et rejoint « Notre Géorgie / Démocrates libres »), Nikoloz Vashakidze (en poste dans le précédent ministère) et Giorgi Khelaia (nouvellement entré aux affaires étrangères).

(2) Une de ses priorités, outre la prise en main d'un ministère tourné jusqu'à présent vers le Président de la République et désormais soumis à une cohabitation Président de la République / Premier ministre, sera la nomination d'ambassadeurs, en particulier à New-York (titulaire démissionnaire suite aux résultats des législatives) et à Paris (retour du titulaire au ministère, après 5 années en France).

(3)

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(4)

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Voir aussi



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- [URL : 2291],

- [URL : 2584]

- [URL : 2688].