Géorgie : la pianiste Margarita Chkheidze
2012-11-19

Margarita Tchkheïdzé ou Cheïdze

Margarita Chkheidsé est née dans une famille géorgienne noble de Tbilissi.

Elle s'essaye au piano, chez ses parents, dès l'âge de 3 ans.

A partir de 4,5 ans elle reçoit ses premières leçons.

Dès les premières auditions, elle se révèle douée (Sonatine de Beethoven) et elle a été sélectionnée pour le groupe dit "des enfants talentueux" plus tard érigé en véritable école à Tbilissi.

A 9 ans, elle se produit dans un concerto de Beethoven avec l'orchestre symphonique de Tbilissi, dirigé par Odyssée Dmitriadi.

A l'âge de 17 ans, ses classes achevées à Tbilissi, Margarita Chkheidse est présentée au grand conservatoire de Moscou, dit Conservatoire Tchaïkovski.

Elle est reçue première des 84 candidats venus de 15 républiques de l'Union soviétique et pour lesquelles 4 places sont en jeu (1).

Elle suit les cours de Goldenweiser (2).

Neuhaus, au Concours Chopin, la voyant jouer avant-dernière des vingt concurrents, déclare :

"En écoutant tous ceux qui ont joué, je me suis dit que Chopin était mort ; j'écoute cette jeune fille et je comprends qu'il vit encore".

Moscou retient la jeune pianiste en lui offrant comme premier poste d'être "konzertmeister" à l'opéra Bolchoï. Elle y joue comme soliste, et assure quotidiennement les partitions pianistiques pour accompagner les ballets de Prokofiev, Tchaïkovski et d'autres et pour des ballerines comme Maya Plissetskaïa ou Galina Oulanova.

En 1956, à Salzbourg, elle est élue meilleure interprète de Mozart.

Ses tournées couvrent tous les pays de l'URSS. A Berlin, elle se produit avec des chefs d'orchestre allemands et américains (Kurt Sanderling, Hans-Peter Franck, Thomas Meyer).

Elle dirige à Tbilissi, un temps, le département de piano de l'Académie nationale de Géorgie.

Au XXIe siècle, elle compose et interprète ses propres oeuvres -de jazz-, notamment en Californie.



Notes



(1) Outre ces 4 places, 20 places sont réservées aux sortants de l'école moscovite centrale.

(2) Les trois piliers de l'Ecole soviétique de piano sont alors Goldenweiser, Igoumnov et Neuhaus.