Géorgie : le Parlement établit une liste de 184 prisonniers et de 22 exilés politiques
2012-11-28

La Commission des Droits de l'Homme du Parlement géorgien a établit le 19 novembre 2012 deux listes, - une liste de 184 personnes incarcérées lors des précédentes législatures et considérées comme des prisonniers politiques, - une liste de 22 personnes en exil, considérées comme des exilés politiques.

La Commission a annoncé avoir travaillé avec certaines Organisations non-gouvernementales géorgiennes et sur la base des critères de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe de Strasbourg.

"184 prisonniers politiques"



Ils appartiennent à différents groupes,

- personnes arrêtées en mai 2011, lors des manifestations organisées par l'opposition extra-parlementaire conduite par Nino Bourdjanadzé (ancienne présidente du Parlement) et ayant provoqué 2 morts, sous l'inculpation de possesion illégale d'arme ou de drogue, de résistance à la police,

- militaires arrêtés en mai 2009, à Moukhrovani, lors de désobéissances qualifiées de politiques,

- personnes arrêtées après une série d'explosions en 2009 / 2010, dont une à proximité de l'ambassade des Etats-Unis,

- personnes arrêtées pour espionnage au profit de la Russie (dont Vakhtang Maisaia en janvier 2010, et le groupe dit d'Enveri également en 2010),

- intégristes chrétiens orthodoxes ayant mis à sac en 2010 les studios de télévision Kavkasia.

"22 exilés politiques"



Parmi les personnalités, figurent

- Badri Bitsadze, ancien chef de la police des frontières, mari de Nino Bourdjanadze,

- Bidzina Giorgobiani, ancien chef de l'office national des forêt,

- Mikheil Kareli, ancien gouverneur de province,

- Kibar Khalvashi, hommes d'affaires,

- Irakli Okrouachvili, ancien ministre.




Source : Civil Georgia.