Les principales tendances de l'économie russe (2003)
2011-08-26

Principales tendances



Le nombre d'entreprises et sociétés, toutes formes de propriété confondues, opérant dans les différentes branches de l'économie nationale, est de 3,4 millions. Environ les trois quarts d'entre elles appartiennent au secteur privé.

Ressources naturelles


La Russie est un pays riche en minerais. Leur valeur potentielle, aux cours actuels, représente environ 32.000 milliards de dollars.

Industrie


Les branches de l'industrie les plus développées en Russie sont : la production d'électricité, l'industrie des combustibles, la sidérurgie et la métallurgie des non ferreux, l'industrie chimique et la pétrochimie, les constructions mécaniques et l'usinage des métaux, les industries forestières, du bois, de la cellulose et de la pâte à papier, la production de matériaux de construction, les industries légère et alimentaire, la production de farines et semoules et l'industrie des aliments combinés pour le bétail.

Les entreprises qui emploient plus de 500 personnes constituent la base du secteur industriel. Elles fournissent 75 % du volume global de la production, alors que leurs effectifs ne représentent pas plus de 3 % du nombre total des salariés.
Il a été produit, en 2001, 888 milliards de kW/h d'énergie électrique, extrait 337 millions de tonnes de pétrole, 551 milliards de mètres cubes de gaz et 269 millions de tonnes de charbon.

Agriculture


La diversité des conditions climatiques et du sol en Russie détermine les particularités de l'agriculture dans les différentes zones. Alors que dans les régions septentrionales il est plus rationnel de se consacrer à l'élevage et à la production des légumes en serre, dans le Caucase, au bord de la mer Noire, il est possible de planter même des cultures subtropicales.

Les terres agricoles occupent une superficie globale d'environ 200 millions d'hectares, dont 161,8 millions sont exploités par des entreprises et sociétés agricoles. On dénombre près de 260.000 exploitations fermières, qui disposent de 13 millions d'hectares de terres agricoles, soit une superficie moyenne de 50 ha par exploitation. Leur part dans la production marchande est de 7 % pour les céréales, de 10 % pour les légumes et de 3 % pour la viande. Quelque 53 millions d'habitants se partagent environ 12 millions d'hectares de terres, sur lesquelles ils cultivent leur potager et leur verger, élèvent quelques animaux ou plantent des fleurs, mais peuvent aussi construire leur résidence principale ou secondaire.

Commerce extérieur


De janvier à septembre 2002, le chiffre d'affaires du commerce extérieur s'est monté à 114,5 milliards de dollars : 73,3 Mds à l'exportation, 41,2 Mds à l'importation. Le solde s'établit à 32,1 Mds.

Les principales marchandises que la Russie exporte sont les combustibles et les produits énergétiques (56,1 %) et les métaux (15,6 %). A l'importation on trouve principalement: les machines et équipements (37,3 %), les produits alimentaires et les matières premières agricoles (26,7 %), ainsi que les produits de l'industrie chimique (17,3 %).

Revenus et niveau de vie de la population


En 2001, les revenus monétaires réels de la population ont augmenté de 5,9 % ; en 2002, de 7 %. Début août 2002, le minimum vital mensuel étant de 1.804 roubles, le salaire moyen se montait à 4.522 roubles, ce qui représente une augmentation de 34,5 % en un an. Au cours de l'année 2002, l'Etat a réussi à relever notablement le montant des pensions de retraites, des salaires des employés du secteur public et des soldes des militaires. Les revenus monétaires réels de la population se sont accrus de 7 %. Le chômage a diminué et concerne aujourd'hui 5,5 millions de personnes, contre 6,4 millions l'an passé. Le taux d'inflation a baissé, passant de 18,6 % à 14 % en un an. Les réserves de change du pays ont atteint 47,1 milliards de dollars (8 novembre 2002).

Problèmes monétaires et fiscaux


La Russie a remboursé 14,5 milliards de dollars au titre de sa dette extérieure, sans avoir recours à de nouveaux emprunts auprès du FMI ou autres institutions financières internationales. Le taux d'imposition des revenus des personnes physiques est de 13 %. C'est le taux le plus bas en Europe. L'impôt sur les bénéfices des entreprises qui a récemment été ramené de 35 à 24 % est également parmi les plus modérés du continent. Le montant global des recettes fiscales a néanmoins grandi en 2001-2002, car les sociétés commencent à abandonner les circuits parallèles.

Pourtant, la Russie doit encore franchir une étape relativement difficile dans les prochaines années. En 2003, le pays devra assumer le paiement de 17,3 milliards de dollars au titre de remboursement de la dette extérieure publique, laquelle a été ramenée à environ 125 milliards de dollars (soit approximativement 900 dollars par habitant).

Aspects sociaux


La composante sociale du programme économique intègre, à moyen terme, les objectifs suivants :
- Former une large classe moyenne stabilisée
- Maintenir les aides ciblées pour les couches les plus défavorisées, notamment dans le cadre de la réforme du logement et des charges locatives (qui doivent progressivement devenir entièrement payantes)
- Réussir la réforme du système de retraite (où la capitalisation doit venir compléter la pension de base, acquise par le travail).
- Envoyer la tendance au reflux démographique de 400.000 à 500.000 habitants par an.

Perspectives d'avenir


Un rôle important est dévolu, comme par le passé, au secteur des exportations de produits énergétiques et de matières premières. Mais dans le même temps, en faisant appel aux nouvelles technologies, les industries de transformation se développeront plus rapidement. L'introduction du commerce de la terre, conformément au Code foncier et autres lois, adoptés en 2001-2002, devrait contribuer à élargir le marché intérieur. La réforme des monopoles naturels doit aussi être lancée. L'assainissement du système bancaire tend à détourner les capitaux du secteur spéculatif au profit du secteur réel de l'économie. L'adoption prochaine d'une loi sur la garantie des dépôts bancaires des particuliers devrait permettre de mettre en circulation les économies que de nombreuses personnes gardent dans leur "bas de laine", depuis la crise financière d'août 1998 (leur montant est estimé à 40-50 milliards de dollars). Un effet bénéfique est également attendu de la récente loi fédérale "Sur la répression de la légalisation (blanchiment) des revenus d'origine criminelle", appelée à ralentir la fuite de