Jacques Khotcholava (1889-19XX), docteur en médecine en Géorgie et en France
2013-02-24

Il naît le 13 mars 1889 à Koutaïs, en Géorgie occidentale, de Marie Arivasoff et de Bessarion Khotcholava.

Diplômé de l'Académie de médecine militaire de l'armée impériale russe de Saint Pétersbourg, il effectue la Ière guerre mondiale avec le grade de capitaine, et est décoré de l'ordre de Stanislas de la Croix Sainte Anne et Saint Vladimir.

Après la restauration de l'indépendance de la Géorgie, il rejoint l'armée géorgienne et devient médecin-chef du régiment de cavalerie dénommé « Géorgiens musulmans » (1).

Il épouse Marie Tchegodaeff, avec qui il aura un fils, Vladimir (2), le 22 décembre 1920.

Après l'invasion du territoire géorgien par l'Armée rouge, il émigre avec sa famille et rejoint Paris.

Il devient attaché à la Légation géorgienne en France, puis à partir de 1932 à l'Office des réfugiés d'origine géorgienne qui lui succède, pour une quinzaine d'années, au profit des émigrés géorgiens. Entre temps, il a obtenu, le 20 décembre 1930, son diplôme de docteur à l'Institut de Médecine coloniale de Paris.

Jacques Khotcholava illustre la forte culture médicale géorgienne, tant en médecine traditionnelle (3) qu'en médecine européenne ou qu'en stomatologie.

- Des anciennes générations émigrées durant les années 1920, il convient de citer entre autres les docteurs Louba Abdouchéli, Vakhtang Hambachidzé, Jacques Khotcholava, Yosseb Tsintsadzé,
- des descendants nés en France, les docteurs Thémouraz Abdouchéli, Rémy Assathiany, Nathalie Baudot (Abdoucheli), Catherine Chasseloup (Liadzé), Elisabeth Dejours (Abdouchéli), Stéphane Havard (Guédévanichvili), Hélène Lévy-Garboua (Eligoulachvili), Révaz Nicoladzé, Serge Tsouladzé, Elisso Tarassachvili et Othar Zourabichvili,
- des émigrés des années 1990 et 2000, David Prangishvili, Irakli Thodua et Maïko Tchikviladze.

Notes

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(1) « Les Géorgiens musulmans » , cavaliers émérites, étaient originaires de toutes les provinces de Géorgie, mais principalement d'Adjarie et d'Abkhazie, auxquels s'ajoutaient des soldats d'ethnie azérie : s'il leur était parfois difficile de combattre les troupes ottomanes, ils constituèrent l'un des fers de lance de l'armée géorgienne lorsque ces dernières tentèrent de s'emparer d'une partie du territoire géorgien.

(2) Vladimir Tcholokhava se formera à l'Ecole supérieure de journalisme de Paris, de 1940 à 1942.

(3)

[URL : 4276]

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Voir aussi :

- [URL : 4374]

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