Une poignée de main serbo-kosovare sous pression européenne (février 2013)
2013-02-11

RFI, 7 février 2013, Bruxelles.

C'est une première depuis leurs élections respectives. Les présidents de la Serbie et du Kosovo se sont rencontrés à Bruxelles ce mercredi 6 février 2013, autour d'une même table avec la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Une poignée de mains avant tout symbolique. Cette rencontre avait en effet pour but de poursuivre la normalisation de leur relation avec en ligne de mire l'adhésion à l'Union européenne. Même si la Serbie ne reconnaît toujours pas le Kosovo et qu'elle n'est d'ailleurs toujours pas prête à le faire

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Pour les Serbes et les Kosovars, la rencontre de Bruxelles était avant tout symbolique. Elu en mai dernier, le président serbe Tomislav Nikolic n'avait jamais encore rencontré Atifete Jahjaga, ancien général de police, élue quant à elle à la présidence du Kosovo un an auparavant.

Pour les Serbes et les Kosovars, la rencontre de Bruxelles était avant tout symbolique. Elu en mai dernier, le président serbe Tomislav Nikolic n'avait jamais encore rencontré Atifete Jahjaga, ancien général de police, élue quant à elle à la présidence du Kosovo un an auparavant.

Selon les observateurs, le président serbe n'avait nullement l'intention de rencontrer son homologue kosovar, mais les Européens lui ont en quelque sorte forcé la main. La rencontre est donc symbolique de ce point de vue car les Européens ont mis dans la balance le processus d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, processus conditionné à des progrès dans les relations avec l'ancienne province autonome du Kosovo.


A l'heure où la Serbie traverse une crise économique sévère, le chemin vers l'adhésion à l'UE est plus que jamais une priorité pour Belgrade. La rencontre avait aussi ceci de symbolique que pour l'essentiel, les présidents des deux pays ont tous deux une fonction protocolaire, le pouvoir exécutif étant surtout détenu par leur Premier ministre respectif.

La rencontre a d'ailleurs été décrite par l'Union européenne comme une « poursuite des efforts de normalisation des relations », même si à l'issue, le président serbe a rappelé que jamais Belgrade ne reconnaîtrait l'indépendance du Kosovo.



Source [URL : http://www.rfi.fr/europe/20130207-une-poignee-main-serbo-kosovarde-sous-pression-europeenne]