Séminaire 2012 / 2013 : "L'expérience de l'exil" (FMSH)
2013-02-18

Alexis Nuselovici (Collège d'études mondiales).

Les séances ont lieu une fois par mois, de 15h à 18h30, salle 638, 190 avenue de France, 75013 Paris (M° Quai de la gare, bus 89).

Ce séminaire dont l'objectif est de conceptualiser l'expérience de l'exil, prolonge et complète les réflexions menées dans le cadre des rencontres du programme scientifique FMSH Non-lieux de l'exil.

Présentation



Qu'ont en commun Ovide sur le rivage de la Mer Noire, Victor Hugo sur son rocher de Guernesey, l'artiste juif ayant fui l'Allemagne nazie ou la Russie stalinienne au siècle dernier et, de nos jours, l'ouvrière mexicaine de Los Angeles, le demandeur d'asile africain à Rome ou le clandestin kurde de Calais ? Les causes sont diverses et les circonstances différentes mais ils partagent tous une même expérience, celle de l'exil, et la penser permettrait de mieux appréhender les phénomènes migratoires contemporains - le migrant est d'abord un exilé.

On compte actuellement plus de 200 millions de migrants dans le monde, ce qui constituerait le 5e pays le plus peuplé de la planète. Cette mobilité et cette extension d'une ampleur inédite, soulignée par les nouvelles technologies de communication, occasionnent des rencontres de cultures bien plus intensifiées qu'auparavant mais aussi des tensions sociales extrêmement graves.

L'expérience exilique, à la fois condition et conscience, déploie une potentialité heuristique unique, et pourtant négligée, face à ces réalités migratoires car elle rend compte de spatialités et de temporalités singulières tandis qu'elle suscite une dynamique de multi-appartenance dont les logiques citoyennes des Etats-nations peinent à intégrer la complexité. À désigner comme exilience et marquant plusieurs générations, elle pourra être revendiquée telle une construction identitaire ou opérer tel un travail de mémoire.

Donnée majeure à considérer ainsi dans toute analyse du lieu et du lien aujourd'hui, l'exil n'est pas réductible à ses aspects historiques et sociaux mais doit être pleinement pensé comme expérience, c'est-à-dire partageable par tous.


20 février 2013

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- 15 à 17 h : Alexis Nuselovici, "L'exil comme expérience".

- 17 à 19 h : Michel Wieviorka, « Pour un concept de l'exil ».

24 avril



23 mai



20 juin

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Pour en savoir plus



[URL : http://nle.hypotheses.org/819]

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[URL : 3966]

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