Alexandre Kerenski (1881-1970), homme d'Etat russe
2013-03-11

Alexandre Kerenski naît le 4 mai 1881, à Simbirsk (Russie), d'un père proviseur de lycée et inspecteur d'Education nationale au Turkestan. Il passe ainsi sa jeunesse à Tachkent.

En 1899, il entre à l'Université de Saint- Petersburg à la Faculté de philologie et d'histoire et s'oriente ensuite vers la Faculté de droit qu'il termine en 1904.

L'opposition au tsar Nicolas II



Avocat engagé, il défend des révolutionnaires, est lui-même arrêté et exilé à Tachkent (décembre 1905).

Libéré en avril 1906, il reprend sa carrière d'avocat et entre à la IVème Douma, en 1912, et s'inscrit au groupe du Parti social-révolutionnaire, plus tourné vers les questions paysannes que le Parti ouvrier social-démocrate tourné vers les questions ouvrières, refusant l'idéologie marxiste.

Le gouvernement provisoire



En février 1917, il est élu vice-président du Soviet des députés, au côté du président Nicolas Cheidzé du Parti ouvrier social-démocrate.

Il devient ministre de la Justice dans le gouvernement provisoire du Prince Lvov et veille à l'instauration de réforme démocratique, suppression de la peine de mort, libération des prisonniers politiques et instauration du suffrage universel.

En mai 1917, après la menace insurrectionnel le bolchévique, il devient ministre de la Guerre.

En juillet, après la tentative de coup d'Etat de Lénine et la démission du Prince Lvov, il est élu chef du gouvernement provisoire.

Il doit faire face à la tentative de coup d'Etat du général Kornilov, qu'il contient non sans difficulté, avec l'aide du Soviet des députés.

Convaincu qu'il doit respecter les engagements de la Russie vis-à-vis des Alliés, contre l'Allemagne, malgré trois années de conflit épuisantes pour le pays et en proie à la campagne pacifiste des bolcheviks, il devient impopulaire et ne peut résister à leur coup d'Etat, d'abord au Soviet des députés et ensuite contre le gouvernement provisoire (7 novembre 1917).

Il s'échappe, mobilise dans un premier temps une partie de l'armée, conquiert Tsarskoie Selo, mais est battu le lendemain à Poulkovo.

L'exil



Au printemps 1918, il rejoint la France et la quitte pour les Etats-Unis devant l'arrivée des Allemands.

Après la Seconde guerre mondiale, il se rend un temps en Australie, puis à nouveau en France (1949), avant de revenir définitivement aux Etats-Unis. Il contribue au classement du fonds d'archives russes de l'Institut Hoover et anime durant une décennie un séminaire à l'Université de Stanford.

En 1965, il publie « Russia and History's Turning Point », traduit en France en 1966 sous le titre « La Russie et l'Histoire à un point de changement ».

Alexandre Kerenski meurt à New-York le 11 juin 1970.
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