Les représentations diplomatiques géorgiennes en France (historique)
2013-05-14

Les textes font état d'un émissaire du Royaume de Géorgie à François Ier, pourtant c'est Saba Orbéliani, homme d'Eglise et oncle du roi Vakhtang VI, qui fait figure de premier représentant diplomatique géorgien auprès du Royaume de France : après une visite au Vatican, il vient chercher en 1714 l'aide d'un royaume chrétien menacé par les conquêtes musulmanes.

En 1919, Nicolas Cheïdzé, connu pour ses positions en faveur du maintien de la Russie dans le conflit contre l'Allemagne lorsqu'il était président de l'Assemblée provisoire de Saint Pétersbourg (soviet, de février à octobre 1917) et présentement président de l'Assemblée provisoire de Tiflis, mène la délégation géorgienne à la Conférence de la Paix de Paris. Il propose à Georges Clémenceau et à Lloyd George que la Ière République de Géorgie bénéficie du protectorat de la Grande-Bretagne, ou de la France, pour les affaires extérieures et qu'elle conserve la maîtrise de ses affaires intérieures afin de contrer les menaces de la Russie soviétique.

En 1921, Aristide Briand, au nom des grandes puissances victorieuses, reconnaît l'indépendance de la République de Géorgie : quelques jours après l'Armée rouge annexe le pays.

De 1921 à 1933, la Légation géorgienne, présidée par Akaki Tchenkéli (ministre plénipotentiaire) et dirigée par Sossipatré Assathiany, représente officiellement la Ière République de Géorgie en France.

A partir de 1933, la République française ne reconnait plus la République de Géorgie en vertu d'accords avec l'URSS : la Légation géorgienne à Paris est fermée. Un Office des réfugiés géorgiens (devenu section géorgienne de la délégation parisienne du Bureau des apatrides durant la guerre et Conseil des réfugiés géorgiens après la guerre), dirigé par Sossipatré Assathiany, s'acquitte des formalités administratives vis-à-vis des autorités françaises.

En 1993, après l'éclatement de l'URSS et la guerre civile en Géorgie, Edouard Chévardnadzé envoie auprès de François Mitterrand un homme de sciences, Gotcha Tchogovadzé, pour représenter la Géorgie.

Se succèderont la cinéaste Lana Gogobéridzé (brièvement), la professeur Natia Djaparidzé et le diplomate Mamuka Kudava nommés par Mikheïl Saakachvili, le ministre conseiller Gocha Javakhishvili (brièvement) et enfin Ecateriné Siradzé Delaunay nommée par Bidzina Ivanishvili.

Les principales missions de ces derniers ambassadeurs, outre leurs relations avec le Quai d'Orsay en vue de faciliter le rapprochement de la Géorgie avec l'Union européenne et avec l'OTAN, sont de conclure des accords bilatéraux franco-géorgiens (diplomatiques, militaires, secours civils, universitaires, économiques, culturels, …), de faire connaître la Géorgie en France (manifestations, échanges, conférences, évènements médiatiques …).

Quelques dates clés



-1714 : Saba Orbéliani (Royaume de Géorgie, Vakhtang VI) / Louis XIV
-1919 : Nicolas Cheidze (Carlo Tchkheïdzé), Irakli Tsérétéli, Sossipatré Assathiany (République de Géorgie) / Georges Clémenceau, puis Aristide Briand
-1921/1933 : Akaki Tchenkéli, Sossipatré Assathiany (Légation géorgienne) / Alexandre Millerand, Gaston Doumergue, Paul Doumer, Albert Lebrun.
-1993 : Gotcha Tchogovadzé (République de Géorgie) / François Mitterrand
-2004 : Lana Gogobéridzé / Jacques Chirac
-2004 : Natia Djaparidzé / Jacques Chirac
-2007 : Mamuka Kudava / Nicolas Sarkozy
-2013 : Ekateriné Siradzé Delaunay / François Hollande.

Voir aussi



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