Boris Pahor, écrivain slovène
2013-06-29

Boris PAHOR est un écrivain slovène né en 1913 à Trieste où il vit toujours.

En 1920 il assista à l'incendie de la Maison de la Culture slovène ("Narodni dom") par les fascistes italiens.

Quand les nazis prirent le contrôle de la région en 1944, il rejoignit les rangs de l'armée de libération yougoslave. Arrêté, il fut déporté en Alsace (Natzweiler-Struthof), puis en Allemagne (Dachau, Bergen-Belsen, Dora).

Il est révélé aux lecteurs de langue française par son récit majeur Nekropola (Le Pélerin parmi les ombres, La Table ronde, 1990), où il narre son expérience des camps de la mort, puis par son roman du retour à la vie Printemps difficile (Phébus, 1995), suivi d'une série d'autres.

Cette année, il fête son centième anniversaire et les Editions Pierre-Guillaume de Roux marquent ce jubilé en publiant un roman inédit Quand Ulysse retourne à Trieste.

Ses ouvrages évoquent d'une part la naissance du fascisme italien à Trieste et la persécution qu'avait subie pendant un quart de siècle, entre 1920 et 1943, sa communauté slovène, et de l'autre, la passion amoureuse rédemptrice et l'ode à la nature.

En tant que déporté politique - un Triangle rouge ! insiste-t-il toujours - sa chance aura été d'avoir été intégré, grâce à son excellente pratique des langues vivantes, aux équipes d'infirmiers des camps, pour lesquelles il devient traducteur. Comme par reconnaissance, Pahor l'Européen a gagné ses galons dans sa lutte incessante en faveur des langues et minorités en Europe.