Séminaire 2013 / 2014 "Politique communautaire et réforme de l'Etat en Europe post-communiste" (CERSA Paris Sorbonne)
2014-01-13

Elise BERNARD et Julien ARNOULT




Lieu

: CERSA, 10, rue Thénard (4e étage), 75005 Paris (métro ligne 10, Cluny-La Sorbonne ou Maubert-Mutualité ; RER B et C Notre Dame-Saint Michel).

Heures

: 17h00 à 19h00.


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mercredi 30 octobre 2013

: Anna STERCZYNSKA, doctorante à Sciences po, « Les cabinets politiques entre les logiques experte, politique et biographique : le cas de la Pologne »

Les cabinets politiques dans les ministères et auprès du premier ministre ont été créés en Pologne en 1997, dans le cadre d'une réforme de l'administration centrale, et d'après des modèles occidentaux. L'objectif de l'intégration de ces cellules dans les structures ministérielles et la Chancellerie du Président du Conseil des ministres était de renforcer la
qualité de gouvernance et de séparer plus nettement les tâches de collaborateurs d'hommes politiques, en facilitant une réalisation fluide de programmes stratégiques à long terme. Les cabinets étaient censés rassembler des experts qui disposeraient à la fois du savoir spécialisé et d'une vision politique. La pratique institutionnelle, correspond-elle à ce modèle de départ ? À quels défis sont confrontés aujourd'hui les cabinets ? Qui sont les conseillers formant ces
cellules, et selon quels critères sont-ils sélectionnés ? Nous allons traiter cette problématique
en analysant le contexte de la création des cabinets, leurs modèles sources européens et des profils de conseillers, surtout ceux entourant les premier ministres successifs. La question sous-jacente à ces réflexions serait comme suit : est-il possible de démêler le noeud liant l'expertise politique à des logiques partisanes et des contextes biographiques, qui nourrissent la confiance d'hommes politiques vers leurs conseillers ?


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Mercredi 27 novembre 2013

: Eszter OROSZLÁNY, ancienne analyste politique à la Commission européenne et doctorante à la Freie Universität Berlin, « Le dilemme actuel des « critères de Copenhague » - le cas hongrois et les possibilités de mécanismes de surveillance dans l'UE ».

Cela fait déjà cinq fois que la constitution hongroise d'avril 2011 est amendée par le même gouvernement qui avait oeuvré pour son adoption. La quantité et la nature de ces modifications de l'ordre constitutionnel et législatif, ainsi que la vitesse à laquelle elles ont été adoptées, ont fait s'engager des débats au Conseil et au Parlement européens - en particulier cet automne 2013 - quant aux moyens à envisager pour la sauvegarde des valeurs fondamentales dans les États
membres de l'UE. On pourrait imaginer un nouveau mécanisme de surveillance mais, au regard de
la montée des populismes et les résultats incertains des prochaines élections européennes de 2014,
est-il envisageable ? Peut-on entrevoir la possibilité d'un instrument efficace, un instrument « conscient » des réalités politiques, au sein de l'Union.


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Jeudi 12 décembre 2013

: Jean-Baptiste KASTEL, conseiller à l'intégration européenne pour le Gouvernement du Kosovo, « Yougonostalgie ou Europe libérale ? Débats actuels et remise en cause de l'intégration européenne »

La disparition de la République fédérative socialiste de Yougoslavie n'entraîne pas uniquement la création de nouveaux États : elle a mis fin à un modèle de société. Le titisme, l'autogestion, le mouvement des non-alignés étaient des éléments inhérents à la nation yougoslave. L'intégration européenne, le respect des critères de Copenhague et de l'Acquis communautaire sont perçus par certains comme étant contraires aux valeurs de la Yougoslavie disparue et regrettée. Ainsi, l'intégration européenne est non seulement rejetée par les partis nationalistes mais bien plus sérieusement par la yougonostalgie. Cette dernière fait partie intégrante du débat actuel et mérite une attention particulière. En quoi remet-elle en question l'intégration telle qu'elle est programmée ? Comment les promoteurs de l'intégration européenne se positionnent-ils par rapport à ce mouvement ?

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Mercredi 29 janvier 2014

: Laurent BAUER, assistant de recherches à l'ICEE/Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, « Biélorussie, l'exception européenne - Les mutations de la République du Belarus
au travers du prisme constitutionnel ».

Alors que le Conseil de l'Union européenne vient de proroger en octobre 2013 ses sanctions à
l'égard de la Biélorussie, pour des motifs de non-respect des droits de l'Homme et de la démocratie,
ce pays continue de faire exception en Europe. La crise constitutionnelle de 1996 avait déjà poussé
le Conseil de l'Europe à lever le statut d'invité spécial de la République du Belarus et à geler de
facto sa candidature d'adhésion. Si le Président Alexandre Loukachenko impulse un modèle
politique mêlant populisme et néosoviétisme, Minsk tente malgré tout de se présenter au niveau
institutionnel comme une République de type présidentiel. Si les standards du modèle occidental
d'État de droit ne sont pas en vigueur, la constitution, dans ses versions de 1994 et 1996, semble s'y référer ; du moins en partie. De quelle manière la « voie particulière » biélorusse fait-elle exception
en Europe ? Quelles ont été les évolutions qui ont mené à l'instauration de ce système ?


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Jeudi 20 février 2014

: Elsa TULMETS, chargée de recherche / Marie Curie Fellow, CERI / Sciences Po, chercheure associée à l'Institut de Relations Internationales (IIR) de Prague et au Centre Marc Bloch de Berlin, « République tchèque, Pologne, et Estonie dans la politique européenne vers l'Est :
entre européanisation et affirmation des intérêts nationaux »

Cette intervention portera principalement sur les résultats d'un projet de recherche qui consistait à
analyser la politique étrangère des pays d'Europe centrale et orientale ayant adhéré à l'Union
européenne (UE) en 2004 et 2007, notamment leur politique vers l'Est. Elle présentera dans un
premier temps le cadre analytique qui s'inspire des travaux sur l'identité en politique étrangère et
l'approche constructiviste en Relations internationales pour montrer ensuite quels sont les résultats
- parfois contre-intuitifs - des analyses produites dans le cadre de publications collectives et d'une
monographie sur les pays de cette zone. Enfin, il fera le lien avec les travaux actuels de l'auteur qui
portent sur l'interprétation et la diffusion des normes et valeurs européennes par quelques États
membres, en abordant les cas de la République tchèque, de la Pologne et de l'Estonie dans la
Politique européenne de voisinage. La présentation mettra en particulier l'accent sur la
problématique de l'européanisation versus imposition d'approches nationales, mais aussi sur les
notions de solidarité et de responsabilité, dans la politique extérieure de l'UE vers l'Est
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