France : 1 978 demandeurs d'asile arméniens en 2012
2013-10-21

Source : rapport d'activité 2012 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

L'inscription de l'Arménie sur la liste des pays d'origine sûrs le 6 décembre 2011 a eu pour conséquence une diminution de 42% des premières demandes.

Cette demande s'organise principalement autour de
deux problématiques. Une problématique ethnique,
constituée de personnes faisant valoir leur origine
azérie et déclarant avoir été persécutées pour cette
raison en Arménie, où elles avaient leur résidence.
Elles indiquent avoir dû souvent se réfugier en Russie,
où elles n'auraient jamais pu faire régulariser leur
situation et où elles auraient été victimes du racisme
de la population et des autorités russes à l'encontre
des Caucasiens.

Se retrouve également une problématique politique,
constituée de personnes ayant participé aux
manifestations consécutives à l'élection présidentielle
de février 2008, ou plus généralement de personnes qui
invoquent un militantisme dans un parti d'opposition,
majoritairement le Congrès National Arménien.

On enregistre aussi quelques demandes de personnes
appartenant à des minorités religieuses (yézides, témoins de Jéhovah, évangélistes).

On trouve enfin des personnes impliquées malgré elles
dans des affaires relevant de la grande criminalité ou
victimes de règlements de comptes.

Les 1 978 dossiers comprennent les nouvelles demandes (1 526) et les réexamens (452), mais ne comptabilisent pas les demandes des mineurs accompagnés (661).

150 admissions ont été décidées par l'OFPRA, et 158 supplémentaires après recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).

Au 31 décembre 2012, 3 633 Arméniens (dont 50% de femmes) étaient sous protection de l'OFPRA.