Géorgie, Moldavie et Ukraine au sommet européen de Vilnius (28 & 29 novembre 2013)
2013-11-08

Initialement le Partenariat oriental de l'Union européenne devait concerner 6 pays,

- Arménie,

- Azerbaïdjan,

- Biélorussie,

- Géorgie,

- Moldavie,

- Ukraine.

Les autorités de Minsk ont quitté la table de négociation.

Les autorités de Bakou voient dans le Partenariat oriental de l'UE une simple opportunité pour accéder au marché européen.

Les autorités d'Erevan -qui ont terminé l'essentiel des négociations avec Bruxelles en juillet 2013- semblent hésiter entre Fédération de Russie et Union européenne.

Les autorités de Chinisau et de Tbilissi ont également terminé leurs négociations avec Bruxelles en juillet dernier.

Les autorités de Kiev n'ont pas encore répondu aux attentes de Bruxelles, même si un accord y est fermement souhaité.

Géorgie, Moldavie et Ukraine attendues à Vilnius



Si l'on en croit les visites inopinées des ministres des affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorsky, et suédois, Carl Bildt, Géorgie, Moldavie et Ukraine seraient en situation d'obtenir un feu vert fin novembre à Vilnius de la part des 28 pays européens pour la signature en 2014 d'un accord d'association, sous conditions.

Pour l'Ukraine, les conditions sont multiples. Un meilleur traitement pour l'opposante Ioulia Tymochenko -malade et emprisonnée-, des réformes dans les domaines légal et judiciaire, dans ceux des élections, du ministère public, de l'environnement des entreprises et dans la lutte contre la corruption sont à l'ordre du jour.

Pour la Géorgie, les déroulements de l'élection présidentielle de fin octobre (avec le départ du président Saakachvili) et de la nomination d'un nouveau Premier ministre (avec le retrait volontaire de Bidzina Ivanishvili le 17 novembre) ont été observés à la loupe.

Pour la Moldavie, la dépendance énergétique quasi-totale vis-à-vis de la Fédération de Russie est un premier problème à résoudre, la libéralisation des visas en est un second.

A quelque mois de son renouvellement (nouveau Parlement élu en mai 2014, nouveau président de Commission élu par le Parlement), l'Administration européenne sortante souhaite certainement laisser sa marque. Le Conseil européen, composé de 28 Chefs d'Etat et de gouvernement, risque une fois de plus d'être divisé entre pays qui tiennent à sauvegarder leurs relations économiques avec la Fédération de Russie et pays qui militent pour ces associations, sans compter les réactions des opinions publiques (1).

Il y a d'autant plus urgence que la Fédération de Russie active les feux de son Union eurasienne qui consisterait à reconstituer l'espace soviétique (2) et à s'appuyer sur une Union douanière qui regrouperait Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan et Russie (3).

Notes

:

(1) [URL : 4900]

(2) [URL : 4885]

(3) [URL : 4936].