Serbie : généralités sur la situation économique (janvier 2013)
2013-11-11

La contraction du PIB en 2009, qui s'est élevée à 3,1% est avant tout le fait d'une forte diminution de la demande intérieure (-6,8%). Cette chute de la demande intérieure est non seulement le fait de l'effondrement de l'investissement mais également d'une chute de la consommation expliquée par une baisse du pouvoir d'achat imputable à la stagnation des rémunérations et à la dépréciation réelle du dinar ainsi qu'à une augmentation du chômage qui approche, selon les statistiques officielles, aujourd'hui 25% de la population active.

La croissance a redémarré modérément en 2010 grâce, en particulier, à une reprise des exportations alors que la demande intérieure restait atone. La croissance a atteint 1,8% en 2011, tandis qu'un rebond est attendu en 2013 (prévisions de croissance variant de 2 à 2,5 %) tiré par des exportations plus diversifiées avec la montée en puissance de la production automobile (nouvelle usine FIAT) et énergétique (extension de la raffinerie de Pancevo). Le niveau de vie de la population, estimé par le niveau du PIB/habitant en parité de pouvoir d'achat, représente aujourd'hui 37% de la moyenne de celui de l'Union Européenne à 27.
Ce rattrapage n'est possible que si le rythme des réformes structurelles, nécessaires pour attirer les investissements étrangers, se poursuit. Le gouvernement a été invité à s'engager dans un programme de réforme de l'Etat, de baisse des effectifs dans le secteur public et de réforme des retraites afin de ramener les finances publiques à l'équilibre en 2015.

Les investissements étrangers sont encore à un niveau insuffisant (3% du PIB en flux annuels avec un montant d'1,3 milliard d'euros en 2009, moins d'1 milliard d'euros en 2010 et de 892 millions d'euros en 2012). Le rapprochement européen de la Serbie devrait donner un regain d'intérêt de la part des investisseurs étrangers, pays bien positionné pour servir de plateforme dans la région des Balkans et du Sud-est de l'Europe, à condition d'une amélioration de l'environnement des affaires.

Les autorités serbes bénéficient du soutien de l'Union européenne mais également des institutions financières internationales (Banque Mondiale, BEI, BERD) qui sont en mesure de mobiliser plus d'1 milliard d'euros de concours par an pour moderniser les infrastructures (la priorité actuelle étant le Corridor X) et accompagner les investissements des entreprises dans le secteur du développement durable qui devraient monter en puissance après 2012.