L'Arménie et l'Ukraine ont reculé vis-à-vis de Bruxelles : qui sera le prochain ? (novembre 2013)
2013-11-27

Par Vakhtang Maisia, Université Euro-Caucase

Les récents événements d'Ukraine -où des perturbations ont éclaté en préparation à la signature d'un accord de libre-échange et d'une association avec l'Union européenne- démontrent que l'élargissement de l'UE est toujours considéré par le Kremlin comme un défi important à ses intérêts nationaux. Deux nations, au moins pour le moment, l'Arménie et l'Ukraine, ont dû se plier à l'influence de cette tierce partie, la Russie.

[...Au dernier moment, le Parlement ukrainien a rejeté l'ensemble des modifications de loi, condition sine qua non au statut de membre :

- la réforme des procédures et des règlements électoraux en vue d'améliorer l'environnement électoral (l'UE veut voir des députés élus au niveau régional, dans le cadre d'un système de vote plus transparent);

- le remaniement du système de justice pour le mettre en conformité avec les normes internationales;

- la possibilité pour les détenus d'être envoyés à l'étranger pour réhabilitation (stipulation liée à l'emprisonnement de Ioulia Timochenko, considéré comme un emprisonnement politique par l'UE)...]

[... Il semble que très bientôt l'Ukraine et l'Arménie seront proposées en tant que membres de l'Union douanière et de l'Union économique eurasienne, organisations de rechange animée par la Fédération de Russie ...].

[... le Parti communiste de Moldavie, un mouvement politique pro-russe relativement "doux", est en tête dans les sondages avant les élections législatives de l'année prochaine. Comme l'Ukraine, la Moldavie fera l'objet de pressions de la part de la Russie. Elle va suspendre la fourniture d'énergie à bas prix et les niveaux élevés de migration moldave (500.000 personnes quittent chaque année le pays).

[...Ce même problème pourrait se poser en Géorgie, alors que le pays est toujours tributaire des importations d'énergie : 75% de l'énergie viennent de l'Azerbaïdjan et de la Russie. En outre, la pression politique sera appliquée sur les républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, dont l'intégration politique et économique dans la CEI et l'adhésion à l'Union douanière sont promus par Moscou. Une nouvelle structure d'Etat a été proposée récemment en Abkhazie, laquelle serait divisée en trois entités administratives, l'Abkhazie proprement dite, la république autonome mingrélienne et la région autonome svane (1). Cette menace de démembrement du territoire géorgien est une autre tentative pour influencer la partie géorgienne et mettre un terme à la perspective européenne ...].

Note



(1) La Mingrélie et la Svanétie sont deux régions géorgiennes voisines de l'Abkhazie.


Intégralité de l'article, en langue anglaise



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Voir aussi



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