Pétrole, armes, gaz: la Russie réduit les prix pour l'Arménie (3 décembre 2013)
2013-12-06

Moscou, 3 décembre - RIA Novosti.

Le prix du pétrole, du gaz et des armes russes va baisser pour l'Arménie après la visite du président russe Vladimir Poutine hier à Erevan, écrit mardi 3 décembre le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Pendant sa visite en Arménie le président russe a répété sa promesse de soutenir l'adhésion de l'Arménie à l'Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan dans les plus brefs délais.

Il a notamment expliqué aux participants du forum russo-arménien interrégional les avantages de cette démarche : selon lui l'adhésion à l'Union douanière augmentera le niveau des investissements en Arménie et les contacts directs entre les entreprises des deux pays.

Vladimir Poutine a cité en exemple l'augmentation de la puissance du barrage Sevan-Hrazdan.

Le président russe a également expliqué pourquoi l'Arménie faisait le bon choix en rejoignant l'Union douanière : selon lui la Russie représente pratiquement la moitié des investissements étrangers en Arménie - le total des investissements russes dans l'économie arménienne dépasse aujourd'hui 3 milliards de dollars et près de 1 300 compagnies russes travaillent dans la république. Sans oublier le plus important : les tarifs préférentiels. Au départ l'Arménie attendait une baisse d'un tiers des tarifs gaziers (de 270 à 180 dollars les mille mètres cubes de gaz) après son adhésion à l'Union douanière. Finalement les négociateurs russes ont décidé de lui accorder des remises à l'avance, et pas uniquement sur le gaz.

L'Arménie pourra ainsi acheter le gaz russe à 189 dollars les mille mètres cubes avant même d'avoir adhéré à l'Union douanière. De plus, l'Arménie se fera livrer des armements russes au tarif national en vigueur sur le territoire de la Fédération. Sans compter les tarifs réduits sur les produits pétroliers. "Nous levons la taxe d'exportations pour l'Arménie", a déclaré Poutine. Toutefois il a reconnu que cela creuserait un trou dans le budget russe - mais les intérêts de l'intégration prévalent dans le cas présent.

Poutine n'a pas commencé sa visite en Arménie par la capitale mais par la ville de Gumri, où se situe une base militaire russe. Ce site stratégique n'avait encore été visité par aucun chef des armées.

Gumri est la deuxième plus grande ville arménienne, qui ne s'est toujours pas remise des tremblements de terre de 1988. Certains bâtiments demeurent sans fenêtres mais la vie y bat tout de même son plein. Elle abrite la 102ème base militaire russe qui compte près de 4 000 personnes.

Vladimir Poutine a visité le site, accompagné de son homologue arménien Serge Sargsian.

Les présidents ont été accueillis par Andreï Rouzinski, commandant de la 102ème base. Il a rendu compte au chef des armées des objectifs et de l'opérationnalité de la base. D'après le colonel, la base est prête à 100% et parfaitement opérationnelle.

"Nous partons du fait que la présence des militaires russes sur le sol arménien sert à renforcer la stabilité et la sécurité en Transcaucasie, contribue à l'interaction pratique entre la Russie et l'Arménie en tant que pays membres de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) dans le secteur militaire et militaro-technique", a déclaré le président russe lors d'une conférence de presse à l'issue de sa visite en Arménie.