Sondage sur la souffrance : la Bulgarie et l'Arménie en tête du classement mondial 2013
2013-12-06

Pour la troisième année d'affilée, la Bulgarie a atteint en 2012 la position peu enviable de leader du classement mondial de la souffrance avec 39 % des Bulgares évaluant leur vie assez médiocrement pour être considérés comme souffrants.

Selon l'étude réalisée par l'institut de sondage Gallup, l'Arménie se classe à la seconde position, 37 % des Arméniens étant en souffrance suivis de près par les Cambodgiens (34 %), les Haïtiens (32 %), les Hongrois (32 %), les Malgaches, les Macédoniens et les Iraniens (31 %). Dans 20 des 143 pays et régions sondés en 2012, au moins un quart de la population était considéré comme souffrant. Ces pays couvrent la plupart des régions du monde, y compris le continent européen durement frappé par la crise : outre les Etats cités précédemment, on trouve également la Bosnie-Herzégovine (27 %), la Roumanie (27 %) et la Grèce (26 %).



A l'inverse, la souffrance ne dépassait pas les 2 % dans 17 pays et régions - la plupart d'entre eux étant des pays riches et développés. Certains pays en développement sont également présents dans cette liste : la Thaïlande, le Venezuela, le Nigéria, le Somaliland et la Libye. L'institut Gallup remarque que la souffrance dans les quatre premiers pays de ce classement (Islande, Qatar, Suède et Norvège avec 1 %) a été systématiquement faible depuis qu'il a commencé à mener des sondages dans ces endroits. Aussi, le Venezuela, qui avait toujours connu des résultats à un seul chiffre, a affiché en 2012 un taux de souffrance exceptionnellement bas de 2%.



L'institut Gallup a classé les sondés comme étant « prospère », « en difficulté » ou « souffrant » selon l'évaluation qu'ils ont donné de leur propre vie sur une échelle allant de un à dix. Dans tous les pays, la mesure du bien-être est grandement liée au revenu, au niveau d'éducation et aux conditions sanitaires. Ainsi, les individus définis comme prospères sont peu sujets aux maladies, ont des revenus plus élevés, sont mieux éduqués et évoluent dans des environnements de travail plus agréables. En comparaison avec ces personnes, les gens en difficulté ont davantage tendance à se préoccuper quotidiennement de l'argent tandis que les « souffrants » sont plus susceptibles d'avoir des besoins comme la nourriture et l'hébergement.

Source : [URL : http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article8957]

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