Soutenance de thèse "Le Piège de l'Orgueil (Hakob Chahamirian, Madras, 1773)" (14 décembre 2013, EHESS)
2013-12-09

Samedi 14 décembre 2013 à 9h00



- Salle 638, EHESS, 190 avenue de France, Paris 13e,

- Soutenance de thèse de doctorat en histoire,

- Chantal Batwagan-Toufanian,

- "Le Piège de l'Orgueil (Hakob Chahamirian, Madras, 1773). La constitution d'un État de droit en Arménie",

- jury composé de Claire Mouradian (directrice de thèse, directrice de recherche au CNRS, Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen),
Ina Baghdiantz-MacCabe (professeur d'histoire, Tufts University (rapporteur)), Anaid Donabédian (professeur des Universités, INALCO et Université américaine de Beyrouth (rapporteur)), Pierre Manent (directeur d'études à l'EHESS, Centre d'études sociologiques et politiques Raymond Aron), Agnès Ouzounian (docteur en linguistique, Chargée de cours en arménien classique, INALCO et Institut Catholique de Paris), Inès Zupanov, (directrice de recherche au CNRS, Centre d'étude de l'Inde et de l'Asie du Sud-Est).

Résumé

:

Le Piège de l'Orgueil est un ouvrage déroutant, plus souvent cité qu'étudié. Il connaît un regain d'intérêt depuis la récente indépendance de la République d'Arménie (1991), où il est souvent revendiqué comme la première constitution républicaine au monde. Il reste néanmoins méconnu, car il en existe peu de traductions (sinon en arménien moderne et en russe) et surtout d'étude critique. Mis en relation avec son corpus accompagnateur, l'ouvrage constitue à la fois un document d'histoire des idées politiques et d'histoire sociale. Il montre le rôle de la diaspora marchande dans la tentative intellectuelle et politique d'une petite nation de recouvrer une existence étatique et d'accéder à la liberté, malgré une position géopolitique défavorable. Ce texte foisonnant atteste aussi de la capacité de ces élites, attentives aux nouvelles idées, à élaborer un modèle d'Etat de droit tout en menant une action politique et diplomatique pour le réaliser à la faveur des évolutions alors en cours dans le Caucase.