L'Eglise orthodoxe d'Abkhazie, entre Tbilissi et Moscou (2010)
2013-12-12

Religioscope, Jean-Arnault Dérens, 2010.

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L'Eglise orthodoxe essaie de se reconstruire, valorisant ses origines anciennes et prestigieuses, et la présence du grand monastère de Novi Afon, le « Nouvel Athos », édifié par des moines russes au XIXe siècle sur un emplacement supposé du martyr de l'apôtre saint André (la tradition veut plutôt que l'apôtre ait été crucifié en Achaïe, mais les traditions locales sont fortement attachées à son passage et à son martyre en Abkhazie). Chaque année, le monastère attirerait près d'un million de touristes et de pèlerins qui viennent en visite d'une journée depuis la ville russe voisine de Sotchi.


L'Eglise d'Abkhazie a disposé d'un patriarche-catholicos jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, qui reconnaissait néanmoins l'autorité du patriarche de Géorgie. Cette Eglise fut ensuite intégrée dans l'Eglise synodale de Russie puis replacée sous l'autorité de l'Eglise géorgienne à partir de 1917.

Aujourd'hui, l'Eglise russe ne reconnaît officiellement pas l'indépendance de l'Abkhazie et considère que l'Eglise abkhaze dépend toujours de Tbilissi.

Toutefois, l'évêque géorgien de Soukhoumi, la capitale abkhaze, est exilé en Géorgie depuis 1993, et l'évêque russe de Maykop (République autonome des Adyguées) assure théoriquement l'administration des paroisses abkhazes.

L'Eglise abkhaze, soutenue par les autorités sécessionnistes, revendique néanmoins l'autonomie. Selon German Marshanya, le principal théologien local, des négociations discrètes seraient en cours entre Moscou et Tbilissi au sujet de l'Eglise abkhaze. Celle-ci ambitionne un statut d'autonomie au sein du patriarcat de Moscou.

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