Abkhazie : le monastère de Novi Afon (2010)
2013-12-12

Religioscope, Jean-Arnault Dérens, 2010.

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Le grand monastère de Novi Afon est en pleine reconstruction, grâce à des fonds généreusement attribués par Moscou. Au XIXe siècle, le monastère aurait hébergé plus de 1000 moines: c'était en vérité une petite cité monastique descendant jusqu'à la mer. La vie monastique a été interrompue en 1917, et elle a repris dès 1994, à la fin de la guerre, mais le statut du monastère reste vivement contesté. Le patriarche Elie II de Géorgie avait alors écrit à Bartholomée Ier, patriarche de Constantinople, malgré les relations tendues entre l'Eglise géorgienne et le Patriarcat œcuménique. En effet, avant 1917, Novi Afon dépendait de l'administration du Mont Athos, placé sous l'autorité du patriarche œcuménique. Bartolomée a néanmoins refusé de s'engager dans la querelle.


Aujourd'hui, sept moines vivent à Novi Afon, quelques autres achèvent leurs études de théologie en Russie. Le père Andreï, higoumène du monastère, fait figure de candidat sérieux à la direction de l'Eglise abkhaze, aujourd'hui de facto dirigée par le hiéromoine Vissarion, un personnage à la biographie sulfureuse, qui aurait effectué plusieurs années de prison pour des motifs de droit commun. Seuls quatre de ces moines, dont le père Andreï, sont de nationalité abkhaze. Or, les autorités sécessionnistes souhaitent renforcer le caractère national de l'Eglise. L'actuel président de la République, Sergeï Bagaptch, lui-même de confession orthodoxe, a toutefois rejeté les demandes de l'Eglise, qui aurait voulu bénéficier d'un statut d'Eglise d'Etat.

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