Dossier : le crime organisé géorgien en Europe
2014-01-03

Introduction -I) Les "voleurs dans la loi" -II) Années 1990 -III) Début des années 2000 -IV) Année 2005 -V) Année 2008 -VI) Année 2009 -VII) Année 2010 -VIII) Année 2011 -IX) Année 2012 -X) Année 2013 -XI) Pourquoi l'Europe de l'Ouest ? -XII) Et quelles perspectives ? -XIII) Annexe Notes.

Après que la France ait abrité au milieu des années 1990 quelques-uns des chefs du crime organisé "post-soviétique", l'Espagne a semble-t-il été au début des années 2000 le premier pays concerné par une activité à grande échelle de la branche d'origine géorgienne dirigée par des "voleurs dans la loi", terme né dans les prisons soviétiques.

Ce fut ensuite le tour de la Grèce et la Suisse, puis à nouveau la France, et d'autres pays comme l'Autriche, l'Allemagne, la Belgique et l'Italie.

I) Les "voleurs dans la loi"



Historique de la mafia soviétique et post-soviétique



Si durant le régime tsariste une caste de voleurs régnait sur le monde du crime organisé en Russie, c'est durant les années 1930 que le terme "voleurs dans la loi" (vori v zakone en langue russe) apparait pour leurs chefs. Différents groupes constituent la "mafia russe" (Bratva) -dite aussi "mafia rouge"- et accueillent toutes les nationalités soviétiques, slaves (biélorusse, russe, ukrainienne), centre-asiatiques (kazakh, ouzbek) ou caucasiennes (arménienne, azerbaïdjanaise, géorgienne et tchétchène), ainsi que les nationalités baltes.

Il est prêté aux autorités soviétiques d'avoir fait appel à cette mafia, en particulier dans le domaine de l'économie souterraine. A partir des années 1980, les "criminels économiques" tissent des ponts vers les milieux d'affaire et politiques par la corruption et par la violence. Après la chute de l'URSS, certains haut-gradés soviétiques (militaires et KGB) les rejoignent.

En 2012, le ministère russe des affaires intérieures estimait que la mafia était constituée sur son territoire de 100 000 membres répartis dans 5 000 groupes et qu'elle contrôlait près de 80% du secteur privé (1).

Organisation



L'organisation est quasi militaire,

- les chestiorki, en langue russe, ou "pions", pratiquent à la base -pour le cas des Géorgiens- les cambriolages, ou à grande échelle le vol d'automobiles et d'engins de chantier, d'ordinateurs, de camions de cigarettes ...

- un smotriach, ou "surveillant régional" contrôle le groupe de chestiorki et prélève un obchtchak ou "part du butin" destinée à l'entraide (en particulier pour les chestiorki emprisonnés),

- un palogenet, ou "super lieutenant, par pays contrôle plusieurs smotriach,

- un "parrain" contrôle plusieurs palogenet, investit les capitaux dégagés (paradis fiscaux) ou finance les trafics (drogue en particulier) (2).

Caractéristiques



Les signes distinctifs sont les tatouages, sur les épaules et sur les genoux, avec une prédilection pour le chat botté -qui symbolise le voleur- et l'église orthodoxe -qui sert de casier judiciaire cutané : le nombre de dômes correspond au nombre de condamnations-.

Toute violation du code de l'honneur est jugée devant un tribunal interne (le chodka), et les sentences -de l'amende à la mort par strangulation ou coup de poignard- sont rapidement exécutées.

II) Années 1990



Parmi les clans d'origine géorgienne, deux s'illustrent particulièrement, celui de Tbilissi et celui de Koutaïssi.

A la tête du premier se trouve Aslan Usoyan, un Yézide d'origine kurde, né sur le territoire géorgien et couronné vor v zakone à Moscou durant les années 1960.

A la tête du second (dit Koutaïsskaïa en langue russe), Tariel Oniani, né sur le territoire géorgien et couronné vori v zakone à Moscou durant les années 1980. Il s'installe en France au milieu des années 1990, devient actionnaire de la seule compagnie aérienne qui relie directement Tbilissi à Paris -Georgian Airzena- et investit dans le domaine de la construction, employant une population de travailleurs immigrés. En octobre 1998, sa situation se retourne, le tribunal de Grasse le condamne à huit ans de prison pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime" :

"En suivant les pérégrinations de la bande, entre Cannes, Megève, Paris, Le Vésinet, Anvers, Tbilissi, Moscou et Vienne, les enquêteurs ont mis au jour certaines activités d'Oniani et de ses amis - trafics de pétrole, de drogue, de blé et de visas - mais, aussi, leur extrême dangerosité. Ils se concertaient à propos d'un attentat commis contre l'ancien ministre géorgien de la Défense et de l' "élimination", faute de pouvoir l'acheter, d'un magistrat". (3)

Tariel Oniani réussit néanmoins à s'échapper, laissant un de ses adjoints à la justice française, Merab Djangveladze.

III) Début des années 2000



"Au début des années 2000, les mafieux géorgiens s'installent en Espagne qui devient leur principale base en Europe. De là, les parrains ont divisé l'Europe, implantant des cellules en Irlande, Autriche, Suisse, Suède, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, France, Italie, Grèce et Turquie (et dans une moindre mesure en Colombie). C'est dans ces pays que des réseaux de voleurs géorgiens (mais aussi russes, moldaves ou tchétchènes) se mettent en place pour se livrer à des « épidémies » de vols à l'étalage et de cambriolages. Le butin (alcool, parfums, bijoux, appareils photo, petit électronique,…) est ensuite soit revendu dans les pays concernés, soit acheminé à Anvers (« plaque tournante » du recel en Europe) ou directement en Géorgie. Le rôle de receleurs est souvent tenu par des criminels arméniens" (4).

IV) Année 2005



En 2005, la Géorgie adopte des dispositions anti-vori v zakone.

En juin, en Espagne, le juge Gazon conduit l'opération "Avispa" : 800 comptes bancaires sont gelés, des villas et des œuvres d'art sont saisies, des dizaines d'hommes sont arrêtés ... mais Tariel Oniani réussit à s'échapper à nouveau (2).

V) Année 2008



Au printemps, des membres du clan de Koutaïssi sont arrêtés en région lyonnaise (2).

VI) Année 2009



En mars, des membres du clan de Koutaïssi sont arrêtés dans les Pyrénées-Atlantiques (2).

En avril, 26 arrestations ont lieu à Lausanne et à Zurich (4).

En mai, 45 arrestations ont lieu à Genève (4).

Le 15 juin, à Moscou, Tariel Oniani est arrêté, soupçonné d'avoir commandité l'enlèvement d'un homme d'affaires géorgien dans la capitale russe.

En novembre, 8 arrestations ont lieu à Fribourg (4).

Pour le compte du clan de Tbilissi, Lacha Choutchanichvili (parfois Shushanishvili, parfois Lasha Rustavsky pour la mafia russe), 47 ans, et son frère Kakhaber (Koba Rustavsky pour la mafia russe), 37 ans, semblent avoir pris la succession d'abord à partir de Barcelone, puis à partir d'Athènes (5).

VII) Année 2010



En janvier, 23 arrestations ont lieu en Côtes d'Armor (4).

Le 15 mars, une Task Force policière européenne -dite "Java"- intervient simultanément en Allemagne, en Autriche (5), en France, en Italie, en Suisse et en Espagne d'où elle a été initiée : 80 Géorgiens sont arrêtés (dont 24 en Espagne, 17 en Allemagne, 11 en Suisse, 3 en France).

Lacha Choutchanichvili réussit à s'échapper.

Le 17 mars, son frère Kakhaber, qui se rendait fréquemment en France, est arrêté à Valence (6).

Le 18 mars, à Marseille, il fait abattre un rival, Vladimir Djanachia (parfois Lado Janashia), lieutenant de Tariel Oniani.

Fin 2010, plus d'une centaine de Géorgiens sont incarcérés en France (7).

VIII) Année 2011



En février, 12 arrestations ont lieu à Caen (4).

En mars, 5 arrestations ont lieu à Annecy (4).

"Le 18 novembre 2011 à 6 heures 00, les gendarmes de la section de recherches de Toulouse, de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), des groupements de la région de gendarmerie de Midi-Pyrénées, du GIGN, du peloton d'intervention inter-régional de la gendarmerie de Toulouse, d'un escadron de gendarmerie mobile, agissant dans le cadre d'une commission rogatoire de la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Bordeaux, ont procédé à l'interpellation de vingt-trois individus originaires des pays de l'Est, membres d'une vaste organisation criminelle.

Celle-ci se livrait depuis plusieurs mois à des cambriolages dans des résidences et des locaux commerciaux. L'ensemble des acteurs de ce réseau a été interpellé, notamment les receleurs chargés du blanchiment
" (8).

En novembre, 8 arrestations ont lieu en Espagne et 3 en Italie.

IX) Année 2012



En février, 6 arrestations ont lieu dans le Sud-Ouest de la France, Albi, Auch, Cahors et Pamiers (9).

En juin, 21 arrestations ont lieu dans la région de Limoges (10).

A mi-2012, les services de gendarmerie et de police françaises disposent de 2000 noms et alias appartenant au crime organisé d'origine géorgienne et comptabilisent plus de 200 Géorgiens incarcérés en France (11).

En novembre, 16 interpellations ont lieu en Autriche et 11 arrestations à Saint-Brieuc (4).

En décembre, 9 arrestations ont lieu en région parisienne (4).

Sur l'année 2012, en France, 2886 personnes se réclamant de la nationalité géorgienne ont été impliquées dans des affaires judiciaires ; au 31 décembre, 206 sont incarcérées (12).

X) Année 2013



Le 16 janvier 2013, à Moscou, Aslan Usoyan, 75 ans, chef du clan de Tbilissi, est abattu par un sniper (13). L'assassinat est attribué au clan de Koutaïssi.

En juin, une quarantaine d'interpellations ont lieu à Nice, Lyon, Paris et dans le Sud-Ouest de la France (14) et treize interpellations supplémentaires en Italie, en République tchèque, en Hongrie et au Portugal sous la coordination d'Europol (15).

Le 4 septembre, un haut gradé de la mafia géorgienne est interpelé dans une clinique de Lyon, suite a un mandat d'arrêt européen lancé par l'Italie (16).

En décembre, 19 membres présumés de la mafia géorgienne sont interpelés à Saint-Brieuc, Vannes, Rennes et dans le Sud de la France (17).

XI) Pourquoi l'Europe de l'Ouest ?



"Pourquoi la France, avec l'Allemagne, la Suède, la Belgique et la Suisse, est-elle l'une des cibles privilégiées de la mafia géorgienne ? Parce que c'est encore un pays riche, avec des voies de communication rapide, explique un spécialiste des groupes criminels des pays de l'Est. Idéal pour des équipes habituées à parcourir des centaines de kilomètres en une journée ou une nuit. Il nous arrive d'avoir un type signalé au fin fond de la Corrèze et, 24 heures plus tard, le même gaillard contrôlé en Allemagne ! rapporte un gendarme" (18).

XII) Et quelles perspectives ?



Si courant 2005, la majorité parlementaire acquise au président Mikheil Saakachvili prend des dispositions strictes contre le crime organisé sur le territoire géorgien, le 28 décembre 2012 la majorité parlementaire acquise au Premier ministre Bidzina Ivanishvili décide d'une amnistie pour plusieurs milliers de prisonniers contre l'avis du président Mikheïl Saakachvili (19).

Selon les uns, l'amnistie aurait touché 3 000 prisonniers, selon les autres elle aurait touché 13 000 personnes, sans que l'on sache exactement le nombre de membres du crime organisé ainsi libéré (20).

La coopération avec la police géorgienne, sur ce sujet, semble rester tout aussi délicate : la rencontre du 11 novembre 2013, à Paris, entre les deux ministres de l'Intérieur, Manuel Vals et Irakli Garibashvili a du évoquer plus que les flux migratoires (21).

Le péril étant transnational, il faut espérer que l'accord d'association entre la Géorgie et l'Union européenne -paraphé à Vilnius le 28 novembre 2013 et qui devrait être définitivement signé en 2014- incitera à plus de partage d'informations et à plus d'actions conjointes.

Il reste à préciser que d'autres organisations de crime organisé sévissent sur le territoire français -et européen- d'origine albanaise, bulgare, moldave, roumaine ou en provenance de l'ex-Yougoslavie (22).

XIII) Annexe



Parmi les noms les plus souvent cités par les médias internationaux pour le clan de Koutaïssi établi à Moscou, on trouve :
- Tariel Oniani, Тариэл Ониани‎ en russe, ტარიელ ონიანი en géorgien, alias Tasos Oniandis en grec, alias Tariel Mulukhov en russe ou plus familièrement "Taro", condamné par la justice russe en 2010 à 10 années de prison pour kidnapping et emprisonné près de Moscou,
- Merab Jangveladze, Mérab Djangvéladzé, alias Merab Sukhumi, arrêté en France en 1998, arrêté en Hongrie en juillet 2013 (suspecté d'assassinat),
- Bondo Shalikiani, arrêté en Géorgie en 2004, libéré sous caution et réfugié à Moscou,
- Besik Liperteliani, arrêté en Espagne en 2005,
- Gela Tsertvadze, assassiné à Moscou en 2008,
- Vladimir Janashia, alias Lado, assassiné à Marseille en 2010 (clan de Tbilissi ?),
- Malhas Kitaï, assassiné en Grèce (clan de Tbilissi ?),
- Sergueï Abutdidzé, condamné par la justice russe en 2010 à 9 ans de prison pour kidnapping.

Parmi les noms les plus souvent cités par les médias internationaux pour le clan de Tbilissi établi à Moscou, on trouve
- Aslan Usoyan, alias Ded Khassan, yézide d'origine kurde, né sur le territoire géorgien en 1937, assassiné en janvier 2013 à Moscou (clan de Koutaïssi ?),
- Dmitry Chanturia, neveu d'Aslan Usoyan, parfois donné comme successeur de son oncle à la tête du clan,
- Vyacheslav Ivankov, né sur le territoire géorgien, assassiné à Moscou en juillet 2009,
- Lasha Shushanishvili ou Lacha Choutchanichvili, alias Lasha Rustavsky, alias Lasha Tolsty, né sur le territoire géorgien en 1961, arrêté à Moscou en 2008, expulsé de Russie, signalé tour à tour en Arménie, en Ukraine, en Espagne, en Grèce, en France, parfois présenté comme le "parrain" pour l'Europe de l'Ouest,
- Kakhaber Shushanishvili ou Kakhaber Choutchanichvili, alias Koba Rustavsky, son frère, arrêté en Espagne en mars 2010.


Notes



(1) Wikipédia, mafia russe, octobre 2012.

(2) Le Point 25.03.2010 : "

La mafia géorgienne déferle sur l'Europe

"

[URL : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-01/la-mafia-georgienne-deferle-sur-l-europe/920/0/440024].

(3) L'Express 30.01.2003 : "

Profession ? Cannibale

"

[URL : http://www.lexpress.fr/informations/profession-cannibale_650625.html]

(4) Atlantico 12.01.2013 : "

Un important gang géorgien démantelé : qui sont les nouvelles mafias ?

"

[URL : http://www.atlantico.fr/decryptage/important-gang-georgien-demantele-gendarmerie-qui-sont-nouvelles-mafias-stephane-quere-603074.html].

(5) Courrier international 25.03.2010 : "

La Java qui fait valser la mafia géorgienne

"

[URL : http://www.courrierinternational.com/article/2010/03/25/la-java-qui-a-fait-valser-la-mafia-georgienne].

et Le Figaro 16.03.2010 : "

Mafia géorgienne, 25 arrestations

"

[URL : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/16/97001-20100316FILWWW00719-mafia-georgienne-25-arrestations.php].

(6) Le Point 01.04.10 : "

Le gratin des mafieux



[URL : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-01/le-gratin-des-mafieux/920/0/440023].

(7) JDD 19.03.2011 : "

Comment la mafia géorgienne a conquis l'Europe

"

[URL : http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Comment-la-mafia-georgienne-a-conquis-l-Europe-285933].

(8) SIRPA Gendarmerie 25.11. 2011 : "

Démantèlement par la gendarmerie de Midi-Pyrénées d'une organisation criminelle internationale constituée d'individus originaires des pays de l'Est

"

[URL : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/Sites/Gendarmerie/Presse/Communiques/Demantelement-par-la-gendarmerie-de-Midi-Pyrenees-d-une-organisation-criminelle-internationale-constituee-d-individus-originaires-des-pays-de-l-Est].

(9) La Dépêche du Midi 10.02.2012 : "

Cambriolages, coup de filet dans la filière de l'Est

"

[URL : http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/10/1281884-cambriolages-coup-de-filet-dans-la-filiere-de-l-est.html].

(10) La Charente Libre 07.06.2013 : "

La mafia géorgienne derrière les casses dans la région

"

[URL : http://www.charentelibre.fr/2012/06/07/la-mafia-georgienne-derriere-les-casses-dans-la-region-video,1099125.php].

(11) Le Figaro 07.06.2012 : "

La gendarmerie démantèle un gang de mafieux géorgiens

"

[URL : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/07/01016-20120607ARTFIG00681-la-gendarmerie-demantele-un-gang-de-mafieux-georgiens.php].

(12) Le Télégramme 14.12.2013 : "

Mafia, la chute d'Igor, le mauvais chef

"

[URL : http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/la-chute-d-igor-le-mauvais-chef-le-tournant-de-l-enquete-14-12-2013-2337543.php].

(13) Le Point 13.06.2013 : "

La terrible confrérie des voleurs dans la loi

"

[URL : http://www.lepoint.fr/societe/la-terrible-confrerie-des-voleurs-dans-la-loi-13-06-2013-1688967_23.php]

(14) Le Monde 04.06.2013 : "

Coup de filet contre la mafia géorgienne en France

"

[URL : http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/06/04/coup-de-filet-dans-la-mafia-georgienne_3423961_3214.html].

(15) Le Point 19.06.2013 : "

13 chefs géorgiens de la mafia russophone interpellés

"

[URL : http://www.lepoint.fr/monde/13-chefs-georgiens-de-la-mafia-russophone-interpelles-19-06-2013-1682628_24.php].

(16) Le Progrès 04.09.2013 : "

Un ponte de la mafia géorgienne arrêté à Lyon

"

[URL : http://www.leprogres.fr/rhone/2013/09/04/un-ponte-de-la-mafia-georgienne-arrete-a-lyon].

(17) Breiz Info 11.12.13 : "

Une vingtaine de membres présumés de la mafia géorgienne interpellés en Bretagne

"

[URL : http://www.breizh-info.com/5007/actualite-orange-mecanique/une-vingtaine-de-membres-presumes-de-la-mafia-georgienne-interpellee-en-bretagne/].

(18) Le Télégramme 14.12.2013 : "

Mafia, viens en France, tout est gratuit

"

[URL : http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/mafia-viens-en-france-tout-est-gratuit-14-12-2013-2338524.php].

(19) Civil Georgia 28.12.2012 : "

Parliament Overturns Saakashvili's Veto



[URL : http://www.civil.ge/eng/article.php?id=25601].

(20) Civil Georgia 15.03.2013 : "

Over 8,300 Inmates Freed in Mass Amnesty



[URL : http://www.civil.ge/eng/article.php?id=25851].

(21)

[URL : 4998]

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(22) Le Point 13.06.2013 : "

Ces mafias de l'Est qui pillent la France

"

[URL : http://www.lepoint.fr/societe/ces-mafias-de-l-est-qui-pillent-la-france-13-06-2013-1688589_23.php].

Voir aussi



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[URL : 477]

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[URL : 4517]

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[URL : 4287]

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[URL : 5178]

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