Soutenance de thèse "Compatriotes et expatriotes : le renouveau de la politique dans l'émigration russe" (27 janvier 2014)
2014-01-14

Olga Bronnikova soutiendra une thèse de doctorat en "histoire, sociétés et civilisations" intitulée :


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Compatriotes et expatriotes : le renouveau de la politique dans l'émigration russe. L'émergence et la structuration de la communauté politique russe en France (2000-2013)

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- le 27 janvier 2014, à 14h, aux Salons de l'Institut national des langues et civilisations orientales, 2 rue de Lille 75007 (station Saint-Germain-des-Près, ligne 4; station Palais-Royal Musée du Louvre, lignes 1 et 7; station Rue du Bac, ligne 12),

- avec pour jury

M. William Berthomière, Directeur de recherche CNRS, Université de Poitiers (directeur)

M. Andy Byford, Senior Lecturer, Durham University (pré-rapporteur)

Mme Françoise Daucé, Maître de conférences, Université Clermont-Ferrand II

M. Jean Radvanyi, Professeur des Universités, INALCO (directeur)

Mme Anne de Tinguy, Professeure des Universités, INALCO, Sciences Po Paris

Mme Catherine Wihtol de Wenden, Directrice de recherche CNRS, Sciences Po Paris (pré-rapportrice).


À la suite de la structuration de la politique de l'État russe envers ses émigrés, ainsi que d'une vague de protestation en Russie à la fin de l'année 2011, a émergé une nouvelle communauté politique russe en France. Celle-ci s'est progressivement construite autour des discours et des activités politiques des migrants russes en direction de leur pays d'origine. Les motivations de ces migrants sont à rechercher dans leurs sentiments d'appartenance à la Russie. Deux
figures idéal-typiques clés se sont révélées au cours de notre recherche!: d'une part, le «compatriote», défini par les autorités russes qui prônent l'unité de leurs ressortissants disséminés à travers le monde et en appellent à dépasser les clivages du passé et, d'autre part, l'«!expatriote», qui refuse d'être représenté par l'État russe et rejette la définition
«officielle» de ses sentiments d'appartenance; d'un côté donc, le compatriote, retrouvant la fierté d'être et de se dire Russe!; de l'autre, l'expatriote, traversé par le sentiment d'être Russe malgré lui et de devoir assumer, en la transformant, cette condition. Bien qu'ayant des conceptions fort différentes, et souvent contradictoires, de ce que devrait être la Russie, le compatriote et l'expatriote ne peuvent être opposés de manière binaire dans la mesure où ils
ne cessent d'interagir et échangent même parfois leurs positions respectives. Le lieu de ces interactions, c'est la communauté politique russe en tant qu'arène de discours et de pratiques politiques en recomposition permanente
.