Le groupe de Visegrad
2010-07-30

LE GROUPE DE VISEGRAD



Pays participants

: Hongrie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie

Dès le début des années quatre-vingt dix, qui ont vu l'émancipation des pays d'Europe Centrale et Orientale de la tutelle soviétique, l'idée d'une coopération étroite entre la Tchécoslovaquie, la Pologne et la Hongrie se concrétise dans la création du Groupe de Visegrad.

L'idée est à l'origine de créer une plate-forme politique pour se dégager rapidement de l'emprise soviétique et d'étudier de manière commune l'intégration totale dans l'Europe politique, économique, stratégique et juridique.

Une première rencontre à Bratislava, à l'invitation du Président Tchécoslovaque Vaclav Havel ayant été marquée par son absence de préparation, le véritable point de départ fut donné le

15 février 1991

à Budapest (château de Visegrad) avec la signature de la

« déclaration sur une position commune et coordonnée pour l'intégration paneuropéenne »

. Les signataires en furent M. Vaclav Havel, Président de la République Fédérale de Tchécoslovaquie, M. Josef Antall, Premier Ministre hongrois et M. Lech Walesa, Président de la Pologne.

L'adoption du traité de Visegrad a permis un «démantèlement» coordonné du Traité de Varsovie et la suppression du COMECON. Elle a également rendu possible des consultations sur l'orientation de la politique de défense et de sécurité des pays signataires : lors de la réunion de Cracovie en octobre 1991, les participants ont déclaré que leur objectif à long terme était l'admission à l'OTAN.

Suite à la partition de la Tchécoslovaquie en deux états distincts le 1er janvier 1993, la Groupe de Visegrad a logiquement compté quatre membres à partir de cette date, mais la Slovaquie est restée dans un premier temps en marge. De plus, en pratique, le concept fut vidé de son contenu ; la politique commune vis-à-vis de l'Union Européenne fut abandonnée par tous les pays, et une compétition s'instaura pour déterminer lequel était le meilleur et pouvait être intégré le premier. Par ailleurs, le cas de la Slovaquie a posé bon nombre de problèmes ; en effet, son développement politique intérieur l'a écartée pour un temps du modèle de transition démocratique et, sous la direction de Vladimir Meciar, le pays se dirigea de plus en plus vers un régime semi-autoritaire et s'isola internationalement.

Ce n'est que grâce aux élections législatives qui ont apporté des changements politiques progressifs dans les pays du groupe à partir de 1997 (Pologne, République tchèque et surtout Slovaquie) que celui-ci a été revitalisé. Cette revitalisation s'est notamment manifestée lors d'un sommet à Washington en 1999 par le soutien des trois nouveaux membres de l'OTAN (République tchèque, Pologne et Hongrie) à la candidature slovaque. La même année , l'initiative est passée des présidents aux chefs de gouvernements des pays membres.

La réunion de Bratislava (14 mai 1999), au-delà des objectifs d'intégration à l'Union européenne (notamment attitude commune vis-à-vis des règles de Schengen), a également servi à lister les possibilités de coopération dans les domaines de la culture, de la science, de l'environnement et du développement de la coopération transfrontalière.



Pour en savoir plus

: [URL : www.visegradgroup.org]