La culture estonienne
2004-07-20

La culture estonienne




Historiquement, l'Estonie se trouve dans l'espace culturel européen. Sa position géographique au bord de la Mer Baltique a influencé de multiples façons la culture et le peuple estoniens. En tant que petit peuple, les Estoniens ont accordé tout au long de l'Histoire une grande importance à la culture et à l'éducation. De par sa position géographique, l'Estonie a vu passer ou s'installer des représentants de divers peuples et cultures. D'ailleurs, la plus grande ville d'Estonie, Tallinn (anciennement Reval), a été la ville la plus orientale de « l'Union européenne » du Moyen Âge, la Ligue Hanséatique.

Naturellement, tout cela a laissé une trace dans l'histoire de la culture estonienne, la marque la plus visible étant sans doute la tolérance et le respect des Estoniens envers les représentants d'autres peuples et cultures. C'est ainsi que, dans la première moitié du XXe siècle, l'Estonie a été le premier pays en Europe à adopter une loi sur l'autonomie culturelle, garantissant aux différentes ethnies vivant en Estonie le droit de sauvegarder et de développer leurs cultures nationales.

L'estonien fait partie des langues finno-ougriennes

. Le plus ancien livre en langue estonienne parvenu jusqu'à nos jours, le catéchisme de Wanradt et Koell, a été publié en 1535 à Wittenberg. L'épopée nationale, le Kalevipoeg, a été collectée et rédigée par Friedrich Reinhold Kreutzwald et est parue entre 1857 et 1861 dans les publications de la Société Savante Estonienne. Son édition populaire a été publiée en Finlande en 1862.

Les écrivains estoniens

les plus connus sont Anton Hansen Tammsaare, Eduard Vilde et, naturellement, Jaan Kross, un classique vivant dont les œuvres ont été traduites dans des dizaines de langues.

La musique

a été et demeure une partie indissociable de la culture estonienne. Être un «peuple chantant» fait partie de l'identité estonienne. La tradition des Festivals panestoniens de chant a débuté à 1869 à Tartu où a eu lieu le premier Festival réunissant près de mille chanteurs et musiciens venus de tout le pays. Aujourd'hui, c'est devenu une fête qui, tous les cinq ans, rassemble près de 30.000 chanteurs et musiciens devant un public de quelque 200.000 personnes. La tradition des Festivals de chant en Estonie a inspiré, en 1988, ce qu'on appelle la «Révolution chantante», qui a réuni des centaines de milliers de personnes sur la Place du Chant pour exprimer leurs aspirations politiques et chanter des chansons patriotiques.

C'est en chantant que l'Estonie s'est libérée de l'occupation soviétique. Nombre de compositeurs estoniens tels Arvo Pärt, Veljo Tormis, Erkki-Sven Tüür, Lepo Sumera, Sven Grünberg, ainsi que des chefs d'orchestre et de chœur comme Neeme Järvi, Eri Klas ou Tõnu Kaljuste, ont une renommée mondiale.

Dans la culture estonienne, un rôle important revient aux

théâtres

, et notamment à deux d'entre eux : le théâtre Estonia à Tallinn (fondé en 1865) et le théâtre Vanemuine à Tartu (fondé en 1883). Les théâtres estoniens cultivent différents styles et leurs répertoires contiennent des œuvres d'auteurs dramatiques aussi bien classiques que contemporains.

Les

films d'animation

estoniens se sont fait un nom de par le monde, notamment ceux de réalisateurs comme Priit Pärn, Riho Unt, Priit Tender et Janno Põldma. C'est également le cas des films documentaires comme ceux de Mark Soosaar. Tous les étés, un festival international du film anthropologique a lieu à Pärnu et, en hiver, c'est au tour du «Festival de cinéma des nuits noires» à Tallinn.

Les

athlètes

estoniens enregistrent de bonnes performances lors des compétitions sportives internationales. Le basket-ball est considéré comme la discipline préférée des Estoniens, mais ces dernières années il est suivi de près par le football. L'Estonie a participé pour la première fois aux Jeux Olympiques en 1912. Aux JO de Sydney, Erki Nool a remporté la médaille d'or du décathlon. Aux Jeux Olympiques d'Hiver de Salt Lake City en 2002, les skieurs Andrus Veerpalu et Jaak Mae ont remporté, l'un, une médaille d'or et une médaille d'argent, et l'autre, une médaille de bronze.




Source

: site internet de l'Ambassade d'Estonie à Paris : [URL : www.est-emb.fr] (13 août 2002)