Journée d'étude : "Les peuples de la région Volga-Oural depuis 1991"
2011-12-09

L’Institut français de géopolitique (Université Paris 8) et l’Université d’Etat des Sciences Humaines de Russie (RGGU) organisent une journée d'étude

- "

Vingt ans de souveraineté ! Les peuples de la région Volga-Oural depuis 1991"

,

- le jeudi 15 décembre 2011 de 9 heures 30 à 18 heures,

- Université Paris 8, Salle D 011 (Bât. D, rez de chaussée), 2 rue de la Liberté, 93 526 Saint-Denis.

"Année géopolitique par excellence, 1991 voit surgir, sur les décombres de l’URSS, 15 Etats indépendants. Plusieurs d’entre eux sont à leur tour menacés d’éclatement. Afin de préserver l’unité territoriale de la nouvelle Russie, Moscou entérine les déclarations de souveraineté de ses peuples non russes, en leur accordant un contrôle sur leurs ressources pour financer leur renouveau politique et culturel. Depuis lors, des projets de souveraineté plus ou moins formalisés s’affrontent, notamment dans les macro-régions de Russie marquées par une forte diversité ethno-confessionnelle, comme c’est le cas de la région Volga-Oural, carrefour de peuples turciques/musulmans (Tatars, Bachkirs, Tchouvaches), finno-ougriens/païens (Mordves, Mari, Oudmourtes) et slaves/orthodoxes (Russes). Le pluralisme s’y exprime à travers la contestation de la prééminence politique des Tatars ou le regain « avant-gardiste » des cultures finno-ougriennes.

Du fait de changements politiques récents, la région Volga-Oural est pertinente pour dresser un bilan de vingt ans de souveraineté. Les régimes autoritaires et « ethnocratiques » du Tatarstan, du Bachkortostan et de Tchouvachie se sont effondrés en 2010, après le départ des présidents Shaimiev, Rakhimov et Fedorov. Ceux qui avaient paraphé les déclarations de souveraineté ont été rattrapés par la recentralisation russe des années 2000. Dans l’actuel contexte de démocratisation, que reste t-il de la dimension ethnique des projets de souveraineté ? Où en sont les rêves de renaissance nationale et quels projets culturels mobilisent encore les populations locales ?

L’objectif de notre journée d’étude est de solliciter une combinaison d’approches pour traiter de « 1991 » dans ses aspects régionaux. Il s’agit d’étudier comment les républiques nationales se perçoivent elles-mêmes, c’est à dire comme des entités strictement « souveraines » ou comme des espaces cosmopolites avec des liens externes (Asie Centrale, Turquie, pays baltes). La rhétorique invoquant la souveraineté et les identités ethno-nationales en termes de continuité et de discontinuité sera examinée en prenant en compte la façon dont les identités se sont reconfigurées au cours de la période considérée. Nous avons fait appel à des chercheurs travaillant sur le terrain et à des témoins des événements évoqués. Un an jour pour jour après les événements de la place du Manège, nous nous interrogerons par ricochet, sur l’état du vivre ensemble dans une région multiethnique de Russie
".

Accès

: ligne 13 jusqu’à « Saint-Denis Université ». L’entrée du campus est face à la sortie du métro. Une fois à l’intérieur, suivre sur 50 mètres les allées sur la droite. Après un petit pont, le bâtiment D (en panneaux de verre translucide) est au fonds de la cour intérieure. La salle D011 est au rez-de-chaussée.

Téléphone

: 01 49 40 73 00.

Email

: [URL : xavier@letorrivellec.fr]