Géorgie : Aslan Abachidze défie le nouveau régime de Tbilissi
2004-05-14

Très hostile à l’arrivée au pouvoir de Michael Saakashvili, Aslan Abachidze, l’autocrate de l’Adjarie, a boycotté la session parlementaire du 25 novembre et déclaré l’état d‚urgence dans son enclave.

Abachidze craint que la révolte ne se propage chez lui : son parti a pourtant obtenu 97 % des voix et même, a-t-on dit, on a décompté plus de bulletins de vote que d’habitants ! D’importantes irrégularités ont été dénoncées par de nombreux observateurs internationaux.

L’état d’urgence devra durer jusqu’à «l’élection légale d’un nouveau président». Les Géorgiens des deux côtés de la frontière sont extrêmement gênés par la fermeture des liaisons routières et ferroviaires et espèrent que la situation se débloquera vite. Des voix alarmistes craignent que l’Adjarie ne suive l’exemple de l’Abkahzie ou de l’Ossétie du Sud et ne déclare son indépendance. La convocation à Moscou des dirigeants de l’Abkhazie, de l’Ossétie du Sud et de l’Adjarie a contribué à attiser les craintes. Moscou qui a des bases militaires en Adjarie décrit le nouvel homme fort en Géorgie comme «ultranationaliste». Face à cette situation tendue, Michaïl Saakashvili a affirmé que «pour nous maintenant la plus grande priorité est d’établir des
relations normales avec la Russie.»