Géorgie : Washington veut calmer les tensions en Adjarie
2004-05-14

Les États-Unis ont indiqué lundi 15 mars être intervenus auprès des
autorités russes et géorgiennes pour tenter de faire baisser les tensions au
sujet de la république autonome d'Adjarie, au sud-ouest de la Géorgie.
Le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a notamment pressé le
président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, «de ne pas permettre à la
situation de dégénérer»
. Washington a également obtenu de Moscou
l'assurance que ses troupes encore présentes dans cette république
ex-soviétique restent dans leurs casernes, sauf si elles sont menacées.
De son côté, l'ambassadeur américain à Tbilissi, Richard Miles, a rencontré
le président géorgien en compagnie du ministre bulgare des Affaires
étrangères, Solomon Passy, dont le pays assure la présidence de
l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Mise en place d'un blocus



M. Saakachvili a annoncé ce même lundi la mise en place d'un blocus
économique de l'Adjarie, après l'expiration d'un ultimatum visant à mettre
un terme à la quasi-indépendance de cette république autonome. Le président
géorgien a qualifié ces mesures de «limitations temporaires» destinées à
couper le financement du dirigeant adjar pro-russe, Aslan Abachidzé
Les autorités géorgiennes ont ordonné le blocage complet de tout trafic
routier, ferroviaire et aérien à destination et en provenance de l'Adjarie.
Réuni à Poti, un port de la mer Noire, le gouvernement géorgien a commencé à
mettre en place le blocus maritime de Batoumi, la capitale adjare, pour
empêcher d'éventuelles introductions d'armes. Depuis lundi, les bateaux
transportant des cargaisons de pétrole, notamment, sont détournés vers
d'autres ports.
(Source : Radio Canada)