Cinéma, conférence et musique à l'Institut Hongrois à partir du 12 octobre 2005
2008-07-16

site internet de l'Institut Hongrois

- Conférence, présentation de livre



JEAN BÉRENGER-CHARLES KECSKEMÉTI :

„PARLEMENT ET VIE PARLEMENTAIRE EN HONGRIE”

Le mercredi 12 octobre à 19 heures

à l’Institut Hongrois

La Hongrie est sous l'Ancien régime comme dans le système constitutionnel du XIXe siècle, une exception notable. En effet, le rôle joué par l'institution parlementaire constitue le trait singulier le plus remarquable de la Hongrie historique disparue en 1918. Dans une Europe "moderne" qui vit le déclin des diètes, la Hongrie fut avec l'Angleterre le seul pays à maintenir un Parlement bicaméral, où une Chambre Haute composée d'aristocrates et de prélats se différenciait d'une Chambre basse composée de représentants élus de la noblesse et des villes privilégiées. "Les Hongrois ne sont point sujets de leurs rois, mais des lois". Succédant à la diète de l'Ancien régime, le Parlement de 1848-1849 et de l'époque du dualisme (1867-1918) reposait sur des fondations solides, bâties au fil des siècles.

Renseignements :


-M. Daniel Tollet, Université de Paris IV-Sorbonne
-Tél: 01 53 10 58 73
-E-mail: [URL : Daniel.Tollet@paris4.sorbonne.fr]


- Séance exceptionnelle :



« BAS LES TÊTES! (LE A FEJJEL!) »

de Péter TÍMÁR

Le jeudi 13 octobre à 19 heures

à l'Institut Hongrois

-2004, 72 mn, v.o. sous-titré anglais, avec János Gálvölgyi, Judit Hernádi, Imre Bajor, Iván Kamarás, Andrea Fullajtár, Tünde Murányi, Dezso´´ Garas, Zolee Ganxta
-Tarif: 3 euros. Tarif réduit : 2 euros.

L’histoire du film se passe au Moyen Age, mais ce fait ne doit pas être pris trop au sérieux. Il y a un pays où règne un roi cinglé, mais ce n’est pas spécialement hors du commun, car tout le monde est cinglé dans ce pays. La scène principale des événements est la maison de l’officier du gobelet - l’homme ordinaire – qui est le protagoniste de ce monde cinglé où se passent des événements de plus en plus incroyables. A la fin, naturellement, tout finit bien.


- Musique classique

: Hommage à Joseph Kosma (1905-1969)

ENSEMBLE VOCAL FRANÇAIS

le mardi 18 octobre 2005 à 20 heures

à l'Institut Hongrois

-Au programme: des chansons, des chœurs et des extraits d’opéra de Joseph Kosma
-Participation aux frais: 10 €, étudiants 8 €
-La projection du documentaire Joseph Kosma de Serge Le Peron aura lieu le

jeudi 20 octobre à 19 heures

à l’Institut Hongrois de Paris.


L’Ensemble Vocal français a été fondé en 1992 sous l’impulsion de Gilbert Martin-Bouyer. Dès sa naissance l’E.V.F. a reçu l’appui enthousiaste de la grande cantatrice Irène Joachim, c’est elle qui prépare et préside le concours de recrutement du 17 décembre 1992. L’Ensemble Vocal Français réunit 12 chanteurs répartis en quatre pupitres (soprano, alto, ténor, basse), un quatuor à douze voix, format qui offre l’avantage de présenter la cohésion propre au quatuor tout en assurant la puissance d’un vrai chœur.
En collaboration avec Les Mardis musicaux de la Montagne Ste-Geneviève

En 2005, Joseph KOSMA aurait eu 100 ans. Son centième anniversaire est commémoré par une série de manifestations à l’Institut Hongrois.

Celui qui deviendra l'un des plus célèbres musiciens du cinéma français est né József Kozma, à Budapest, le 22 octobre 1905. Après des études à l'Opéra National de Hongrie, il obtient une bourse qui lui permet de travailler pour l'Opéra de Berlin où il devient directeur d'orchestre.
En 1933, fuyant le nazisme (Kosma est d'origine juive), il s'installe à Paris et commence à travailler avec le poète français

Jacques Prévert

, dont il écrira la musique de plus de quatre-vingt chansons. Parmi les plus célèbres, il faut citer "Les Feuilles Mortes" (1946), immortalisée par Yves Montand, ou encore "Barbara" que chantèrent aussi les Frères Jacques. (1954).
Personnage important de la

mouvance "Saint-Germain-des-Prés"

, il travaille également avec

Robert Desnos

("La Fourmi"...) et

Raymond Queneau

("Si tu t'imagines"...).
En 1949, Joseph Kosma opte pour la nationalité française.
Le compositeur fait partie de l'équipe artistique du premier film de Marcel Carné, "Jenny" (1936) et le trio qu'ils formeront avec Jacques Prévert est entré à jamais dans l'histoire du cinéma avec "Les Visiteurs du Soir" (1942), "Les Enfants du Paradis" (1945) - sous le pseudonyme de Georges Mouque -et "les Portes de La Nuit" (1946). La même année, Prévert et Kosma écrivent la fameuse chanson des "Feuilles Mortes", qui entre dans la partition musicale des "Portes de La Nuit".
Enfin, en 1951, son travail sur "Juliette ou la Clé des Songes" reçoit le Prix de la Meilleure Partition Musicale au Festival de Cannes.
Joseph Kosma est décédé à La-Roche Guyon, le 7 août 1969.

Renseignements:


-Adresse : Institut Hongrois, 92, rue Bonaparte, 75 006 PARIS (M° Saint Sulpice)
-Tél : 01 43 26 06 44
-Fax : 01 43 26 89 92
-E-mail : [URL : zsuzsa.kis@wanadoo.fr]