Conférence CLIO : "La Géorgie, une nouvelle guerre au Caucase", Paris 29 septembre 2008
2008-09-12

L'Agence de voyages CLIO propose une conférence

- "La Géorgie, une nouvelle guerre au Caucase",

- par

Arnaud Kalika

, chargé de conférence à l'Université Paris II,

- le Lundi 29 septembre 2008, à 16 heures,

- à la Maison des Mines, 207 rue Saint Jacques, 75005.

"L'assault géorgien contre Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud, et la puissante réaction russe qu'elle a entraînée apparaissent comme la conséquence naturelle d'une crise qui a débuté il y a plus de quinze ans, dans le contexte du chaos post-soviétique. Il convient cependant de replacer les récents évènements dans une perspective longue, pour évaluer exactement les représentations et les enjeux qio commandent l'évolution de la situation caucasienne. Coincés entre les populations musulmanes, notamment tcherkesses, du Nord- Caucase et l'Empire ottoman, les petites principautés issues de l'éclatement de l'ancien royaume géorgien ont vu dans la présence russe, affirmée à partir de Catherine II, la garantie de leur survie dans un environnement hostile au moment où, de Bakou à Tiflis en passant par les hauts plateaux arméniens, l'empire des tsars s'installait en maître dans l'espace caucasien, La révolution de 1917 suscita d'éphémères espoirs d'indépendance d'une Transcaucasie bien incertaine avant que l'Armée rouge ne vienne faire comprendre aux populations locales comment le nouveau régime soviétique interprétait la droit d'autodétermination initialement promis aux minorités nationales. A la périphérie méridioanle du nouvel Empire soviétique, la Géorgie lui donna, de Staline à Béria en passant par Ordjonikidzé, certains de ses dirigeants les plus importants jusqu^à ce que la chute de l'URSS réveille la cinscience nationale d'un peuple aspirant désormais à l'exercice d'une souveraineté pleine et entière. Le découpages territoriaux arbitraires réalisés par Staline dans son souci de "diviser pour règner" vont cependant compromettre rapidement l'avènement de l'indépendance, car Abkhazes et Ossètes n'entendent pas se soumettre à un pouvoir géorgien qui, à l'initiative du nationaliste Gamsakhourdia, a supprimé les autonomies dont ils bénéficiaient dans le cadre soviétique. Mais c'est la mise à l'écart de l'ancien nomenklaturiste soviétique Edouard Chévardnadzé et l'arrivée au pouvoir du jeune leader pro-occidental Mikheïl Saakachvili qui vont tendre les relations entre Moscou et Tbilissi et conduire à la crise de l'été 2008, dont l'issue déterminera sans doute l'avenir de la région caucasienne" (1)

Voir aussi

:

-[URL : 2607]

- [URL : http://www.clio.fr/CONFERENCE/CLIOSCOPE/]

Note

(1) D'après le texte de présentation de CLIO.